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Le bureau de la protection de la faune de Chandler fermera ses portes en juillet

Publié le 3 mars 2026 à 16:49, modifié le 4 mars 2026 à 08:32

Par: Pierre-Marie Nicolas

le bureau de protection de la faune de Chandler cessera ses activités dès juillet prochain. Une impasse contractuelle entre le ministère de la Faune et le propriétaire du bâtiment est à l’origine de cette décision qui soulève l’indignation des acteurs locaux.

Chandler devient un autre dommage collatéral d’une série de fermetures envisagées dans le réseau, à l’image du point de service de Causapscal, dont la fermeture serait programmée en 2027 pour des motifs similaires.

À l’origine de cette fermeture : un désaccord sur la durée du bail. Depuis 2017, l’occupation des lieux reposait sur une entente annuelle. Le propriétaire réclamait désormais des contrats de cinq ans, une garantie jugée indispensable pour entreprendre des travaux de rénovation nécessaires. Le Ministère n’a pas bifurqué, menant tout droit à l’impasse.

Pour le maire de Chandler, Gilles Daraiche, cette perte est inconcevable: « C’est un service essentiel dans notre région et notre ville. Le poste de Chandler répond à énormément d’interventions. Si on enlève ça, on perd une protection pour la forêt et pour tous les chasseurs et pêcheurs. »

Pourtant, des efforts avaient été déployés pour éviter ce scénario. Le dossier avait été porté à l’attention de la députée de Bonaventure, Catherine Blouin, il y a plusieurs mois. À l’époque, les signaux étaient au vert.

« On nous avait fait une intervention auprès du ministère. Ça ne semblait pas poser de problème ; on parlait même d’ajouter un agent supplémentaire », déplore Gilles Daraiche, qui constate aujourd’hui un résultat à l’opposé des attentes.

Le bureau de Chandler est pourtant l’un des plus actifs de la Gaspésie. Actuellement, seuls deux agents couvrent le secteur, jonglant avec des effectifs réduits et des postes vacants. Pour Alain Poitras, président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le calcul du gouvernement est illogique.

« Ça n’a aucun sens avec la grandeur du territoire en Gaspésie », martèle M. Poitras. « On se bat contre le braconnage et toutes les déviances en forêt. On a besoin de ces gens-là. »

Inquiétudes pour la surveillance du terrain

Sur le terrain, la présence des agents était rassurante pour la communauté. Bernard Bujold, commis au Multi Loisirs 2010 et fin connaisseur du milieu, s’inquiète de l’avenir : « On les voyait souvent pour la pêche au bar rayé ou la chasse. Où vont-ils travailler maintenant ? Seront-ils aussi présents sur le territoire pour vérifier le secteur ? C’est une autre paire de manches. »

Selon nos informations, le ministère aurait déjà commencé à proposer des transferts et des départs à la retraite aux agents concernés.