« Folichonneries » : Le film du Charlevoisien, Éric K. Boulianne brise les tabous
Publié le 10 février 2026 à 16:01, modifié le 10 février 2026 à 16:01
Par: Francis Gallant
Le premier long métrage d’un réalisateur de Charlevoix, Éric K. Boulianne, est présenté au cinéma.
La comédie « Folichonneries » abordant plusieurs sujets tabous sur les relations de couple et familiaux se positionne bien au box-office. Une belle surprise pour le réalisateur et comédien charlevoisien.
Amour, fidélité, désir, libido, BDSM jusqu’à la polygamie sont abordés avec une touche d’humour dans le long métrage « Folichonneries ». Ça ouvre la porte à plusieurs discussions.
« Les gens célibataires qui m’écrivent pour me dire qu’ils se sont reconnus, et ils sont capables d’aller chercher le petit point qui se rapporte à leur vie personnelle », débute le cinéaste et comédien, Éric K. Boulianne.
L’idée du scénario est venue à partir de couples monogames de son entourage qui vivaient un nouveau modèle de relation.
« C’était assez présent pour que je sois curieux par rapport à ça », souligne Éric K. Boulianne.
À la base, il pensait que ce mode de relation rendait les choses plus complexes.
« En partant de cette espèce de clichés là, les couples ouverts, c’est quand que c’est fini que ça ne marche pas. Au final je me suis rendu compte que pour certain ça marchait », selon le réalisateur-comédien.
Le couple incarné par Catherine Chabot et lui-même s’aime encore et explore leur désire dans une plus grande ouverture. Il est supporté par une distribution 5 étoiles telle Julie Lebreton et Ève Landry.
«Pour la règle principale, ils n’en avaient pas parlé parce qu’il n’avait pas senti venir c’était de ne pas tomber en amour », ajoute Éric K. Boulianne.
Les acteurs ont dû jouer des scènes intimes et de nudité frontale. Un professionnel en intimité leur a prêté main-forte.
«On répète comme si c’était une cascade et tous les moments sont vraiment coordonnés par chaque personne en avec quelque chose à jouer », précise le réalisateur.
Plusieurs personnes lui écrivent pour obtenir des conseils.
«Je suggère de prendre une thérapeute ou un thérapeute de couple », lance Éric K. Boulianne.
Il n’a fallu qu’un an et demi de la genèse du projet jusqu’à la première présentation au Festival international du film de Locarno. Le festival Vues dans la tête de… Ricardo Trogi, présentera le fruit de son travail, samedi à 19h00 au Cinéma Princesse de Rivière-du-Loup.
« Ça me remplit de joie », termine Éric K. Boulianne.