Bientôt une collecte du plastique agricole directement à la ferme?
Publié le 19 janvier 2026 à 17:22, modifié le 19 janvier 2026 à 17:24
Par: Charles Boisvert
La récupération des plastiques agricoles blancs au Kamouraska pourrait bientôt changer. Un projet-pilote de collecte directement à la ferme a été testé et une décision sur son application sera prise mercredi.
Charles-Étienne Pelletier est un producteur laitier à la Ferme Pocatoise, située à La Pocatière. Il remplit environ quatre bacs de plastique blanc par mois.
« Pour tout ce qui est de ma relève et mes vaches taries, on soigne aux balles, donc ça sert à enrober les balles de foin pour les vaches », explique-t-il.
Au Kamouraska, ce sont 195 tonnes de plastiques d’enrubannage qui ont été générées selon les dernières données en 2021. Charles-Étienne Pelletier voit d’un bon œil une collecte porte-à-porte.
« Quand tu commences à mettre un peu de dollars sur ton temps perdu dans le chemin, je pense que ça devient vite rentable d’embarquer dans le projet », mentionne celui qui est également vice-président du syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) au Kamouraska.
Ce type de projet existe seulement dans quelques MRC en Estrie. Le Kamouraska serait la seule MRC ailleurs au Québec à instaurer pareille collecte.
Diminuer les transports aux points de dépôt
À l’heure actuelle, les producteurs kamouraskois doivent se rendre dans des points de dépôt AgriRÉCUP à Saint-Philippe-de-Néri ou à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.
« C’est coûteux. Ceux qui sont près, c’est une chose. Ceux qui sont plus loin, c’est une autre affaire », indique Rémi Faucher, vice-président de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles du Kamouraska (RIGMRK).
« Le plastique, il faudrait que j’y aille à tous les mois. Et bien souvent, à tous les mois, j’aurais deux voyages de camion à faire, donc ça vous donne une idée des transports que je sauve », ajoute Charles-Étienne Pelletier.
À la suite du projet-pilote, il a été conclu que le plastique agricole devra être placé dans un sac, déposé dans un conteneur, puis collecté une fois par mois par un camion à ordures.
« Ça se fait avec un conteneur géolocalisé sur la ferme, donc tu n’as pas besoin de l’approcher au chemin. Il faut juste qu’il soit accessible au camion. Le camion va se rendre où est-ce qu’il le faut, il le charge et il s’en va », précise Charles-Étienne Pelletier.