Coupe du monde en Slam : Julie Carmel représente le Québec à Paris
Publié le 2 décembre 2025 à 18:54, modifié le 2 décembre 2025 à 18:54
Par: Francis Gallant
Crédit photo : Vincent Couture
Une « slameuse » du Kamouraska va représenter le Québec en France lors de la coupe du monde en 2026.
Julie Carmel a remporté la finale du Grand Slam de poésie. Elle ira représenter le Québec à Paris en mai prochain.
« J’aime vraiment ça monter sur une scène et d’avoir le spot dans les yeux et de faire mes petites choses », débute Julie Carmel, la championne québécoise en Slam.
En fin de semaine dernière, Rivière-du-Loup était l’hôte du Grand Slam. Les champions du Québec participaient à la grande finale provinciale. Julie Carmel avait déjà en poche deux médailles de bronze et cette année elle a récolté l’ultime honneur.
« J’avais les deux mains sur mon visage. Pour vrai jusqu’à la fin, je me suis dit que ce n’était pas moi qui allais remporter les notes, elles étaient très très serrées », raconte Julie Carmel.
Lors des deux soirées, elle a touché à 5 univers passant par des histoires bien personnelles. Elle a parlé notamment de sa Grand-mère, d’un appartement en co-location lors de ses études en Espagne sans oublier, de la région.
« J’ai parlé de mon amitié avec les découpeurs de cochon de Saint-Alexandre de Kamouraska, que j’aime énormément. J’ai fini avec un texte ou je parle du Kamouraska et de ma difficulté à être dans ce que j’appelle ma Best Life », explique la championne de Slam provinciale.
Elle était visiblement destinée à ce type d’art oratoire. Lors de sa première participation au Slam en 2022, elle avait préparé un numéro pour un « Micro ouvert ».
« Ils m’ont dit non c’est trop long. Je l’ai raccourcie et ils m’ont dit que tu dois en faire deux. Alors j’en ai écrit un autre. Je me suis présenté à cette soirée-là et je me suis qualifié», relate Julie Carmel.
Passionnée par ce type d’écriture concise et de courte durée, elle a participé à une résidence d’écriture en Slam au Sénégal en 2023.
« Si j’essaie de raconter une très longue histoire. Le slam c’est trois minutes maximum », dit la slameuse.
Elle est remontée sur les planches l’an dernier. En vue de la grande compétition qui aura lieu en France, elle va sélectionner des textes avec son coach de Rivière-du-Loup, pour plaire à un auditoire international. Elle est reconnaissante de ce qui lui arrive.
« Ça va m’avoir donné l’opportunité d’avoir celui artistique que je ne sentais point à l’intérieur de moi, mais que je n’avais pas de place », termine Julie Carmel.