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Austérité caquiste : manifestation au campus de Carleton-sur-Mer

Publié le 19 novembre 2025 à 15:38, modifié le 19 novembre 2025 à 15:38

Par: Louis-Philippe Morin

L’austérité gouvernementale est une nouvelle fois décriée. Après les organismes communautaires et les professionnels de la santé, c’est maintenant au tour du cégep régional de dénoncer les compressions.

Cloches, crécelles et porte-voix. Tous les moyens étaient bons pour les différents regroupements syndicaux du campus de Carleton-sur-Mer, du Cégep de la Gaspésie et des Îles, afin de faire parvenir leur message au gouvernement du Québec.

« On essaie de parler fort et de démontrer notre… notre colère. Parce que, c’est tout le réseau de l’éducation, mais aussi des services publics, qui est menacé, présentement avec ces compressions-là. », nous dit Marjorie Dallaire, présidente du syndicat des enseignants du campus de Carleton-sur-Mer, du Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Une vingtaine d’employés ont bravé le froid et le vent, sur leur heure de dîner, pour manifester. Motivés et solidaires, ces derniers doivent faire, ces jours-ci avec 150 millions de dollars en moins dans le monde collégial.

« Il doit entendre, qu’est-ce qui se passe dans la rue. Mais là, s’il n’a pas compris, il va comprendre de plus en plus. Parce que là, clairement, il y a des gens qui ne sont pas contents de ce gouvernement-là. », lance Éric Babin, conseiller syndical local pour la CSN.

Ce mouvement critique envers la gestion du gouvernement caquiste prend de l’ampleur et culminera le 29 novembre avec une manifestation intersyndicale à Montréal… mais d’autres pourraient surgir spontanément.

« On va agir… On va réagir! Selon ce qu’on va pouvoir faire. Si on peut le faire, bien entendu, encore. Qui sait? », ajoute Nathalie Blais, présidente du syndicat des professionnels du Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Sur le terrain, on entend parler d’un gouvernement « en fin de vie » et de « dérives autoritaires et financières du gouvernement en place ». Le mécontentement se répand.

« L’avenir? On parle même de grève sociale. On est rendu là et c’est dans nos cartons. », propose madame Dallaire.

Les syndicats espèrent que ces protestations pourront faire réagir les députés caquistes régionaux et qu’un dialogue puisse s’ouvrir afin de diminuer le bruit ambiant.