Gesgapegiag: une femme attaquée par un pitbull
Publié le 18 novembre 2025 à 16:16, modifié le 18 novembre 2025 à 17:05
Par: Patrick Giguère
Une résidente de la communauté de Gesgapegiag a été violemment attaquée par un pitbull le 11 novembre dernier, alors qu’elle se promenait à pied avec son chien. Elle réclame un meilleur encadrement des chiens dangereux sur le territoire.
Une attaque pour le moins terrifiante et inattendue de la part d’un pitbull est survenue il y a quelques jours alors que Sima, qui préfère taire son nom de famille, marchait paisiblement dans une rue de la communauté avec son berger allemand.
Elle n’a eu que le temps de voir le chien s’élancer vers elle avant qu’il ne la charge et la morde à la cuisse.
« Le chien n’a même pas interagi avec mon propre chien. Il est venu directement vers moi. En quelques secondes, j’ai ressenti une douleur extrême et vu du sang couler sur ma cuisse et ma jambe » , explique-t-elle.
Ce n’est qu’une fois rendue chez elle que la femme constate l’étendue de ses blessures, qui, heureusement, n’ont pas entraîné d’infection.
« J’ai enlevé mes pantalons, il y avait des bouts de chair un peu partout et j’avais deux gros trous qui commençaient à saigner. »
« On voit que c’est quand même assez profond : ce n’est pas juste une petite égratignure. C’est extrêmement profond et, comme je l’ai dit, je vais avoir des cicatrices pour le reste de ma vie. »
La femme de 31 ans a l’habitude de côtoyer différentes races de chiens.
Elle n’avait jamais été témoin d’un comportement aussi agressif.
Elle se dit choquée par le manque de réaction du propriétaire, qui refuserait de reconnaître la responsabilité de son animal.
« Moi, en fait, je pense que c’est une grosse responsabilité et une négligence venant du maitre directement. Moi, je ne veux pas croire que les chiens s’est dans leur nature de faire de genre d’incident et d’agression. »
Zone grise
Sima a porté plainte à la police pour négligence criminelle.
Au service de police, on nous confirme que l’enquête se poursuit et que le dossier sera soumis au bureau des procureurs.
Aucune politique n’encadre les chiens dangereux au gouvernement de Gesgapegiag.
« Le conseil de bande a eu une rencontre, je sais que la police a essayé de leur côté d’avoir des preuves, mais pour le moment a fait exactement une semaine, le chien est encore en liberté. Je le vois chaque jour sans laisse », s’inquiète celle qui affirme que les autorités ne savent pas comment gérer cette situation.
Depuis l’incident, Sima s’inquiète pour la sécurité de la communauté, en particulier celle des jeunes enfants, si une telle attaque venait à se reproduire.
« Gesgapegiag est une communauté qui me tient à cœur, j’y tiens aux membres, ils m’ont accueillie quand je suis arrivée. J’ai à cœur la sécurité des jeunes qui y vivent. C’est vraiment une question de sécurité publique.»
Au conseil de bande, les responsables ont refusé de répondre à nos questions. Sima espère maintenant que ce reportage aidera à accélérer les démarches et qu’au minimum, le chien puisse être évalué par un spécialiste.