Dossier de la traverse : une rencontre avec Bernard Drainville réclamée
Publié le 13 novembre 2025 à 16:36, modifié le 13 novembre 2025 à 16:36
Par: Charles Boisvert
Les démarches se poursuivent à Rivière-du-Loup pour éviter le déménagement de la traverse à Cacouna en 2031. Les acteurs du dossier se sont réunis ce matin pour statuer des prochaines actions à entreprendre. Une rencontre avec le ministre responsable de la Stratégie maritime est réclamée.
« J’invite monsieur le ministre Bernard Drainville, premièrement à venir rencontrer le comité de la traverse », demande Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports.
Il s’agit d’une nouvelle offensive pour les défenseurs de la traverse à Rivière-du-Loup, qui réclament une rencontre avec le ministre Drainville afin d’obtenir davantage de transparence.
« Il y a des études faites par le ministère de l’Environnement. Qu’il les dévoile. C’est ça la transparence », martèle le député de Nelligan.
Deux chapeaux pour Bernard Drainville
La Société des traversiers du Québec ne relève plus du ministère des Transports, mais plutôt du ministre responsable de la Stratégie maritime. Bernard Drainville doit concilier ce rôle et celui de ministre de l’Environnement, alors qu’un Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) est prévu vers 2027.
« Le BAPE, c’est important. On veut revenir là-dessus. Monsieur Drainville aura deux chapeaux à prendre, lequel sera le plus important entre les deux? Donc on sera là pour lui dire, c’est quoi nos attentes », indique Mario Bastille, maire de Rivière-du-Loup.
Toutefois, le maire reste réaliste.
« Ce que je ne m’attends pas, honnêtement, c’est que monsieur Drainville, à notre rencontre, arrivera avec les études », précise-t-il.
Les différents intervenants politiques et économiques souhaitent toujours que le ministre Drainville se déplace à Rivière-du-Loup, mais ils se disent prêts à retourner à Québec si nécessaire.
« Au niveau environnemental, ça serait mieux que lui se déplace. Il y aurait juste un véhicule, tandis que nous, si on monte, on aura plus de véhicules », remarque Mario Bastille.
« Je suis prêt à forcer cette rencontre à Québec, parce qu’on ne peut plus niaiser avec ce dossier », indique pour sa part Monsef Derraji, député du Parti libéral du Québec.