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Espace Hubert-Reeves : Ottawa promet 8 M$… si le budget est adopté

Publié le 10 novembre 2025 à 15:39, modifié le 10 novembre 2025 à 15:39

Par: Jean-Baptiste Leveque

Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Steven Guilbault, était de passage à La Malbaie samedi pour confirmer l’investissement du gouvernement fédéral dans le projet de l’Espace Hubert-Reeves. Ottawa accorde 7,9 millions de dollars, à condition que le budget du gouvernement soit adopté.

C’est une grande victoire pour l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix. Après 16 ans de démarches, l’Espace Hubert-Reeves pourra enfin voir le jour. « On fait un pas de plus, et un pas de géant », se réjouit François Tremblay, président de l’Observatoire.

L’aide du fédéral représente 40 % du budget de 20 millions de dollars. Le promoteur est confiant d’obtenir le reste du financement en quelques mois. « Ça fait en sorte qu’aujourd’hui on est à 85 % à peu près du budget total du projet. Beaucoup de gens nous ont dit : vous reviendrez nous voir quand le fédéral embarquera », explique M. Tremblay.

Le ministre Guilbault a toutefois prévenu que l’aide de son gouvernement dépend de l’adoption du budget fédéral le 17 mai prochain. En conférence de presse, il a visé directement le député conservateur de Montmorency-Charlevoix, Gabriel Hardy, puisque son parti a annoncé qu’il voterait contre.

« Si le budget ne passe pas, on ne peut pas dépenser ces sommes-là. Je n’ai pas, moi, 7,9 millions $ qui traînent dans les coffres au ministère du Patrimoine pour dire : on va faire le projet de l’Espace Hubert-Reeves si le budget n’est pas adopté », affirme le ministre sans détour.

Gabriel Hardy, qui a déposé au Parlement une pétition en faveur du projet, qualifie cette remarque de « petite politique ».

« Je trouve ça très maladroit de me remettre dans la face l’Espace Hubert-Reeves, que je supporte depuis longtemps et que j’ai été obligé de me battre au Parlement pour que, finalement, ils le mettent dans le budget, pour me dire : ben là, si tu votes contre le budget le plus dépensier de l’histoire du Canada, tu votes contre ton projet », déplore le député.

Le président de l’Observatoire n’est pas inquiet. Il pense qu’aucun parti ne voudra aller en élections pour Noël. « Je pense que c’est un incontournable comme projet, puis il a déjà été annoncé par le gouvernement. Ça serait mal vu pour qui que ce soit qui sera là, si jamais on avait des élections, de penser de mettre la hache dans ce projet-là », croit-il.

François Tremblay espère une première pelletée de terre dès le printemps 2026 et pouvoir ouvrir l’espace au début de l’année 2027.