Lepage Millwork innove : investissement majeur de 25 M$ sur trois ans
Publié le 3 novembre 2025 à 17:33, modifié le 3 novembre 2025 à 17:33
Par: Catherine Pellerin
L’entreprise Lepage Millwork de Rivière-du-Loup continue d’innover, pour s’assurer de rester compétitive. 25 M$ seront investis sur 3 ans, pour automatiser l’usine et former les employés.
Cet investissement majeur permettra d’augmenter la productivité de l’usine, qui utilise des arbres pour fabriquer des portes et fenêtres sur mesure.
« Pour nous, c’est majeur. C’est le plus gros montant investi jusqu’à maintenant dans l’histoire de Lepage » lance François-Xavier Bonneville, directeur général et copropriétaire chez Lepage Millwork.
« Je suis très, très fier naturellement, c’est un beau projet, c’est quelque chose qu’on a jasé plusieurs années et aujourd’hui c’est la concrétisation après six ans de travail », ajoute Guy Bonneville, le père de François-Xavier et de Marc-Antoine.
L’un des objectifs : optimiser chaque morceau de bois, grâce à l’automatisation, la robotisation et l’intelligence artificielle. Une nouvelle usine de traitement de la fibre de bois a été d’ailleurs aménagée.
« Le projet, ce qui nous permet de faire, c’est de réduire la quantité de bois qui va être perdue en cours de processus, qui va s’en aller au chauffage », explique le directeur général et copropriétaire.
De nouveaux équipements analysent toutes les planches, pour les scier aux meilleurs endroits. L’appareil prend même la décision en fonction des commandes.
Parmi les investissements importants, une partie de l’usine a été construite pour relier deux bâtiments existants.
« De voir des projets comme ça et d’aussi gros investissements pour une entreprise ici à Rivière-du-Loup dans l’industrie du bois, c’est vraiment une grande fierté. On voit que nos entreprises sont résilientes », déclare Amélie Dionne, députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata- Les Basques et ministre du Tourisme.
Plusieurs projets ont déjà été concrétisés, dont la construction d’une nouvelle usine de traitement de la matière première et d’un méga dôme pour l’entreposage du bois, l’acquisition de nouveaux équipements à la fine pointe de la technologie, ainsi que la mise en place de nouvelles lignes de collage et de production de grands verres.
Québec et différents partenaires ont accordé une aide financière de 14 millions de dollars. Une partie de la somme servira à un programme pour former les employés.
« Ce sont des gens qui faisaient des tâches assez rudimentaires, répétitives et sans valeur ajoutée. Là, on les prend, on les forme pour faire des tâches plus complexes où l’humain prend tout son sens », affirme François-Xavier Bonneville.
Une perte de main-d’œuvre qualifiée
Le recrutement demeure l’un des défis. Les dirigeants ont d’ailleurs rappelé à la ministre de l’Emploi qu’ils craignent de devoir se départir de 65 travailleurs étrangers temporaires, des travailleurs qualifiés et intégrés dans leur milieu.
« On travaille là-dessus, on travaille beaucoup avec le fédéral, mes collègues à l’immigration ont demandé une clause grand-père pour justement, au moins, pouvoir garder les travailleurs temporaires qui sont là », assure Pascale Déry.
Pour ajouter au problème, 75 départs à la retraite sont aussi prévus d’ici 5 ans.
« Non seulement on les perd, mais on n’a pas de façon de remplacer les retraites à venir. Donc, c’est de se dire qu’on se creuse un trou. Et on n’est pas capable d’automatiser assez rapidement pour combler ce creux-là qui va se former devant nous », déplore M. Bonneville.