La présence de chasseurs autochtones de la Nouvelle-Écosse dans Pabineau dérange
Publié le 3 novembre 2025 à 17:00, modifié le 3 novembre 2025 à 17:00
Par: Alex Delcourt
Le chef de la Première Nation de Pabineau dénonce la présence de chasseurs autochtones de la Nouvelle-Écosse sur son territoire. Plusieurs d’entre eux viendraient y capturer un grand nombre d’orignaux.
Depuis maintenant plus d’un an, plusieurs membres de la communauté de Pabineau remarquent la présence de chasseurs autochtones de la Nouvelle-Écosse. Ils viennent capturer des orignaux par dizaines, sans l’approbation des dirigeants de Pabineau, selon le chef de la nation.
« Quand une personne vient d’une autre région, la façon que c’est supposé de fonctionner, que tu demandes pour la permission de venir faire la chasse. » – Terry Richardson, chef de la Première Nation de Pabineau
Selon la loi, les membres des Premières Nations ont le droit de chasser l’orignal pour leur subsistance. Or, dans ce cas, Terry Richardson croit que ces chasseurs capturent des orignaux par dizaines. Des chiffres bien supérieurs à ce dont ils auraient normalement besoin pour uniquement se nourrir.
« On n’est pas supposé prendre plus que ce dont on a besoin. Nous autres, on a le monde qui chasse dans notre communauté pour les anciens qui ne sont pas capables d’aller à la chasse. Moi, je suis d’accord avec ça. Mais prends pas 20-40-50, ça n’a pas de sens. Si vous tuez ce dont vous avez besoin, ça a du sens. » – Terry Richardson, chef de la Première Nation de Pabineau
L’enjeu principal, selon monsieur Richardson, c’est la préservation de l’animal.
« Nous autres, on a un mot : Netukulimk. Ça, ça dit sustainability en anglais. Ça veut dire que ce soit là pour tout le monde pour des années et des années. Pour les prochaines sept générations. Mais là, si on commence à tuer tout. Il ne restera rien. » – Terry Richardson, chef de la Première Nation de Pabineau
Le chef de Pabineau se tourne alors vers la province du Nouveau-Brunswick et son ministère de la Sécurité publique pour trouver une solution. Il dit avoir des discussions active avec le gouvernement, mais requiert des preuves avant de pouvoir poursuivre la démarche.
« Pour le monde qui est dans le bois, si tu vois quelqu’un prend une photo de leur véhicule, de leur licence de la Nouvelle-Écosse et nous donne ça. Ça, ça nous aide de dire, ok, ils sont là. » – Terry Richardson, chef de la Première Nation de Pabineau