Francisation par l’art : Concordia s’invite à Baie-Saint-Paul
Publié le 31 octobre 2025 à 13:25, modifié le 31 octobre 2025 à 13:25
Baie-Saint-Paul accueillera au printemps 2026 des étudiants en arts de l’Université Concordia pour un programme de francisation. Cette nouvelle opportunité d’études supérieures dans la région prendra la forme d’une immersion dans un milieu francophone et artistique.
Ils seront 25, parlant à peine le français, à débarquer à Baie-Saint-Paul au mois de mai prochain. Ce ne sont pas des touristes, mais des étudiants de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.
« Pour les allophones, pour les anglophones, qu’ils soient Québécois, Canadiens ou internationaux, il y a vraiment un intérêt d’apprendre le français, puis d’en apprendre beaucoup plus sur la culture du Québec et de trouver des façons de s’intégrer dans le monde artistique du Québec », explique Annie Gérin, doyenne de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.
Installés au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, ils auront cinq semaines pour apprendre la langue de Molière et enrichir leur pratique artistique.
La directrice générale et conservatrice en chef du musée, Gabrielle Bouchard, « veut leur faire vivre tout d’abord le territoire, parce que c’est ça qui fait que Charlevoix a attiré autant d’artistes avec le temps. Ce n’est pas vrai que ce n’est pas les montagnes, la lumière. Il y a une topographie, il y a quelque chose de particulier ici, qui a inspiré des artistes, ça fait des siècles. »
Pour offrir un cadre à cette immersion, la doyenne de la faculté n’a pas hésité une seconde sur le choix du lieu.
« Pour moi c’était clair que c’était Baie-Saint-Paul. Je suis une historienne de l’art, j’ai un gros coup de cœur pour Baie-Saint-Paul et j’avais des relations déjà avec le musée, donc quand on a eu l’idée, c’était clair que Baie-Saint-Paul allait être notre partenaire », affirme sans détour Annie Gérin.
Pour le musée, c’est une occasion en or de se faire connaître par des artistes émergents hors Québec, mais aussi de rentabiliser le pavillon de l’ancienne école primaire.
« Quand je suis rentrée, l’école était utilisée un mois par année environ avec le Symposium (d’art contemporain), mais c’est une école qui nous appartient, qu’on paye quand même à l’année. C’est un lieu qui est à habiter. La vocation artistique était encore à remplir pour 11 mois sur 12 », soutient Gabrielle Bouchard.
Les inscriptions au programme de francisation sont ouvertes. L’université accueille les demandes jusqu’en février et constate déjà l’intérêt de ses étudiants. L’intention est de renouveler l’expérience chaque année.