Marche mondiale des femmes : 150 Gaspésiennes et Madeliniennes réunies à Québec
Publié le 20 octobre 2025 à 16:49, modifié le 21 octobre 2025 à 08:10
Par: Eva Thomas
Entre 16 000 et 20 000 personnes se sont réunies à Québec samedi dernier dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, selon les organisateurs de l’évènement. Pour prendre part à ce moment historique, certaines militantes gaspésiennes et madeliniennes ont pris bus, voiture et même avion pour s’y rendre.
Elles étaient 150 Gaspésiennes et Madeliniennes à s’être mêlées à cette marée violette, organisée dans le cadre du 25ème anniversaire de la Marche mondiale des femmes. Nastassia Valois-Williams était parmi elles.
« C’est vraiment une façon pour nous de faire de l’éducation populaire, de parler avec nos communautés, d’enjeux. Des enjeux qui touchent les femmes de notre territoire. Je pense que celles qui se sont rendues à Québec étaient très émotives d’avoir fait tout ce travail et d’assister à ce moment historique. » – Nastassia Valois-Williams, coordinatrice pour la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine
Toutes, sont venues pour une et même raison : faire entendre leur voix, dénoncer la pauvreté, les violences faites aux femmes et demander une protection face aux enjeux climatiques.
« Quand, on a moins de moyens, cela peut-être plus difficile par exemple de quitter le foyer. La question de la pauvreté et puis la question des violences, c’est deux questions qui se croisent. » – Nastassia Valois-Williams, coordinatrice pour la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine
Pour Nastassia Valois-Williams, l’accès difficile à certains services en région fait aussi parti des enjeux à dénoncer.
« On peut penser à ce qui se passe avec la question des découvertures dans les services d’obstétriques. On peut penser par exemple aux services disponibles sur les enjeux de la périménopause. » Nastassia Valois-Williams, coordinatrice pour la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine
Plusieurs syndicats et organismes communautaires de la région étaient présents.
« C’était de refuser cette invisibilité-là, des femmes, des régions. On sait en Gaspésie, ce sont les femmes qui tiennent le phare. Ce sont les femmes qui soignent, qui accompagnent. C’est celles qui travaillent dans les laboratoires, dans les CLSC, dans les centres jeunesses. » – Jenny Tardif, représentante nationale pour l’Alliance du personne professionnel technique de la santé et des services sociaux de la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine
Sur le territoire, d’autres actions ont aussi été réalisées ces derniers mois pour dénoncer les mêmes enjeux. La semaine dernière, quelques dizaines de femmes avaient manifesté à Chandler.