« La Sainte-Trinité » : La vraie histoire du trio musicale qui a débuté à Percé
Publié le 19 septembre 2025 à 16:10, modifié le 19 septembre 2025 à 16:10
Par: Francis Gallant
L’auteur Pierre Landry a lancé un livre portant sur son ancien groupe « La Sainte-Trinité ».
Il a lancé Plume, Pierrot et moi, la véritable histoire de son trio musical formé en Gaspésie à la fin des années 60. En plus, on y retrouve des photos d’archives et faits historiques de l’époque. Le musicien n’a pas perdu la main de son instrument à vent. Il replonge dans le répertoire de La Sainte-Trinité avec un groupe hommage. Il garde de bons souvenirs de ses camarades, Plume Latraverse et Pierrot Léger.
« Plume était Dieu la mer, moi c’était Dieu le vice et Pierrot Léger c’était le Saint-Esprit. J’ai voulu écrire un récit qui mêle l’intime et les faits sociaux de l’époque » , débute Pierre Landry, l’auteur de « Plume, Pierrot et moi » et musicien.
La rencontre avec Plume a eu lieu à Percé en 1967. Le groupe jouait les étés suivants de façon nomade.
« À Percé, il n’y avait pas grand-chose à faire le soir. Les gens se promenaient, on avait des affiches partout. On avait une clientèle disparate », lance Pierre Landry.
En 1969, la maison du pêcheur avait été créée par des militants indépendantistes à Percé. Le milieu politique et culturel était en pleine effervescence.
« On a joué sur un toit d’un petit centre commercial. On a une poursuite de la part du propriétaire. On s’est retrouvé en cour avec une centaine de jeunes qui nous suivaient les cheveux longs à l’époque. Le juge n’avait pas osé se présenter », raconte le doc Pierre Landry.
Pierrot Léger qui était un journaliste bien connu a fait voyager la nouvelle jusqu’à Montréal. Ce qui a été un coup d’accélérateur pour le trio aux racines punk. Ils ont décroché un contrat dans un bar branché.
« Le FLQ faisait sauter des bombes régulièrement. Il y avait des manifestations incroyables. Pendant qu’on jouait à l’Imprévu les événements de la crise d’Octobre nous, tombe sur la tête. Les journalistes et la population nous ont baptisé la cellule divertissement de cette période-là », dit le membre de l’ancien groupe La Sainte-Trinité.
Suivant la crise d’Octobre, le groupe s’est produit pendant deux ans avant de se dissoudre. Quelques années plus tard, Plume Latraverse est devenue populaire. Ce dernier a aidé à imager le livre.
« Plume est toujours mon chum, mon grand chum. Plume m’a fourni plusieurs documents », termine Pierre Landry.
Le livre autobiographique vendu à plus de 1500 exemplaires représente bien plus qu’une période forte du Québec. C’est une bible remplie de souvenirs pour l’ancien membre de Sainte-Trinité qui fera dans les prochains mois une tournée des salons du livre à travers la province.