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Habitat du caribou : moins de chemins forestiers seront fermés

Publié le 12 septembre 2025 à 15:03, modifié le 12 septembre 2025 à 15:03

Par: Félix Côté

Le gouvernement du Québec a récemment revu à la baisse la longueur des chemins forestiers qui seront fermés dans la zone de protection du caribou. En Gaspésie, on prévoyait reboiser 549 kilomètres de chemins forestiers. La nouvelle cible est plutôt vise 224 kilomètres.

Initialement la fermeture de chemins était une demande pour protéger le caribou.

« Il y aura plus d’ours et plus de coyotes qui bénéficieront des ressources alimentaires disponibles dans les parterres de coupe qu’elles soient végétales ou animales. Ils vont devenir plus efficaces pour patrouiller. Ça leur coûtera moins d’énergie et ils vont nécessairement augmenter leur capacité de prédateur des caribous », explique le professeur de biologie à l’Université du Québec à Rimouski, Martin-Hugues St-Laurent.

Les prédateurs du cervidé utilisent les chemins pour faciliter leurs déplacements. Sans ces chemins le caribou aurait plus de facilité à se réfugier en hauteur dans les montagnes.

« Toute diminution est comme une perte, mais je suis aussi conscient de l’ampleur du défi, surtout au plan de l’acceptabilité sociale pour les gens qui ont l’accès au territoire depuis longtemps, perdre de l’accès peut être barbatif », ajoute le professeur St-Laurent.

De son côté, la Fédération des clubs de motoneige espère que les chemins visés par les fermetures n’auront pas d’impact sur leur réseau de sentiers récréatif.

« On n’a jamais eu de carte qui représentait vraiment quel secteur sera touché. Aujourd’hui, tant mieux c’est une bonne nouvelle parce qu’il y en a moins, mais, encore là, on ne sait toujours pas quel secteur sera touché », mentionne le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigiste du Québec, Stéphane Desroches.

Pour certains chasseurs d’orignaux, les chemins forestiers sont essentiels pour atteindre les zones de chasse qui leur sont réservées.

« En temps normal, dans le parc, il n’y a pas de chasse. Mais s’il y a de la chasse à proximité, il faut s’entendre sur certains points. En revanche, définitivement pour le caribou, il faut lui donner une chance pour le sauvegarder parce qu’il y a eu des décisions prises antérieurement qui n’ont pas porté fruit. », lance le chasseur, Pierre Henry.

Pour la coopérative forestière de la Gaspésie, la réduction des fermetures de chemin forestier est une bonne nouvelle puisque ceux-ci ont coûté cher en termes d’investissement pour accéder à cette portion du territoire. L’agrandissement de la zone du caribou a d’ailleurs ajouté de la complexité à l’industrie, de plus que la tordeuse de bougon de l’épinette limite les zones de coupe