Le CISSS des Îles ajoute des nouvelles places en hémodialyse
Publié le 19 août 2025 à 16:51, modifié le 19 août 2025 à 16:51
Par: Henri Paquette
Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Îles va ajouter trois nouvelles places pour son service d’hémodialyse, dès la première semaine de septembre. L’établissement pourra désormais accueillir 11 personnes qui ont besoin du traitement. Cette nouvelle est la bienvenue pour une patiente des Îles qui a dû s’expatrier à Québec pour se faire soigner.
Murielle Chevarie a dû quitter l’archipel le 7 juin dernier pour recevoir ses traitements à Québec. La résidente des Îles pensait ne partir qu’une dizaine de jours, mais en fin de compte, elle aura passé quasiment tout l’été dans la capitale nationale. Elle a appris qu’une nouvelle place sera finalement disponible pour l’accueillir au CISSS des Îles.
« Je suis très contente, parce que dans le fond on m’avait dit, au début… à la mi-août… puis là ça n’avait pas trop bougé, je n’avais pas trop de nouvelles. Donc c’est sûr que, jusqu’à la semaine passée, j’étais… je n’avais plus d’attentes dans le fond », nous raconte Murielle Chevarie, en parlant de ses soins qu’elle doit avoir à Québec.
Selon le CISSS des Îles, le manque de main-d’œuvre spécialisé en hémodialyse était responsable de cette situation. Le député des Îles-de-la-Madeleine exige des compensations financières pour ces patients.
« Il faut que l’État compense ces coups-là. Les frais de déplacement des usagers sont encore infimes par rapport au coût réel. Ça, c’est inconcevable. C’est comme si le gouvernement disait : ‘’Je vais te soigner avec, évidemment, l’argent des taxes et des impôts, mais il va falloir que tu en payes une partie supplémentaire, parce que, toi, tu habites en région’’. C’est un cas de deux poids de mesure, de citoyens de deuxième zone, qui est absolument inacceptable », affirme Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine pour le Parti québécois.
Malgré la bonne nouvelle, Murielle Chevarie craint que la situation ne se reproduise.
« Je suis sûr que ça va [ré]arriver, parce qu’il y en aura d’autres, des patients, puis un moment donné, l’horaire va être saturé… une façon de parler. J’espère qu’ils vont avoir appris de cette situation-là », ajoute-t-elle.
La directrice des soins infirmiers par intérim du CISSS des Îles tient à rassurer la patiente.
« On a une clinique maintenant, une clinique d’insuffisance rénale, qui nous permet de suivre les patients qui ont des problèmes rénaux qui pourraient les amener à être en dialyse. Donc ça va nous permettre de faire une meilleure planification », assure-t-elle.
L’ajout d’une douzième place est prévu si jamais un nouveau patient avait besoin d’hémodialyse.