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Réglementation sur l’embauche dans les CPE: ralliement derrière la demande de modification de Denis Blais

Publié le 22 juillet 2025 à 16:51, modifié le 22 juillet 2025 à 16:51

Par: Jasmin Guillemette

Les Centres de la petite enfance font face à un manque de main-d’œuvre important. L’actuelle réglementation de Québec, qui oblige d’avoir des éducatrices formées du matin au soir, est vivement dénoncée. Le directeur général du CPE les Calinours à Témiscouata-sur-le-Lac continue son combat, à l’extérieur du Bas-Saint-Laurent.

 

Pendant que les tout-petits profitent de l’été, dans les bureaux des directions générales de CPE, le ton se fait plus sérieux. Denis Blais continue de mener son cheval de combat, celui de permettre aux éducatrices non qualifiées de combler les postes de fermeture. « À la rentrée parlementaire automnale, les éducatrices vont être assignées dans des groupes. Si on fait une procédure pour changer le règlement, on devra changer les éducatrices. Toute l’adaptation de début d’année qui est très important », indique Denis Blais, directeur général du CPE les Calinours.

Le Conseil québécois des services de garde éducatifs (CQSEPE) à l’enfance demande plus de souplesse pour les CPE qui traversent une période difficile pour recruter de la main-d’œuvre qualifiée. À Témiscouata-sur-le-Lac, la direction devra assigner quatre éducatrices non qualifiées avec des groupes réguliers à l’ouverture d’un nouvel établissement en août. Un changement de règlement pourrait permettre d’éviter la situation.

« Je la trouve questionnable [ la réglementation ]. Elle a pour but d’assurer auprès des enfants des présences éducatives, les plus pédagogiques, possibles. Présentement, je trouve qu’elle fait l’inverse. Elle nous assure des personnes formées jusqu’à la fin de la journée , mais je vais devoir mettre des éducatrices non formées pendant huit heures auprès des groupes », continue-t-il.

« Il y a même des CPE qui sont obligés de faire des bris de service en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Il y a des CPE qui n’ont personne pour un groupe. Il faut vraiment revoir et maximiser notre potentiel humain », complète la présidente de la CQSEPE, Francine Lessard.

 

Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance avait lancé un sondage à près de 900 CPE du Québec pour changer cette réglementation. L’organisation espère que la pression se rendra à la ministre de la Famille Suzanne Roy. « On voit que la grande majorité des Centres de la petite enfance au Québec souhaite cet assouplissement-là. J’ai bon espoir qu’elle va entendre le message », soutient Mme Lessard.

« Présentement, on est assez convaincu que la réponse va être pratiquement unanime. La tendance à 96 %, il n’y aura pas de revirement de situation. Je pense que les gens, les directions ont besoin de cet oxygène-là pour justement avoir un petit peu plus de personnes qualifiées au bon moment dans les journées », explique Denis Blais.

Dans les prochains jours, des CPE du Bas-Saint-Laurent seront consultés par cette association. Des directions de partout à travers la province pourront également se prononcer. Francine Lessard en profitera pour prendre des notes avant d’éventuellement rencontrer la ministre.