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Des ateliers-conférences de la SQ pour mieux outiller les aînés contre les fraudes

Publié le 28 mai 2025 à 17:09, modifié le 28 mai 2025 à 17:11

Par: Catherine Pellerin

Les personnes âgées sont malheureusement souvent victimes de fraude. Question d’outiller davantage les aînés, des ateliers sont régulièrement offerts dans nos régions, en collaboration avec la Sûreté du Québec.

Des vagues de fraude « grands-parents » sont continuellement observées et c’est loin d’être le seul stratagème. C’est pourquoi la FADOQ et la SQ organisent ce genre d’atelier-conférence, pour donner des trucs et des conseils.

« Les fraudes par Internet, par téléphone, le meilleur moyen de les contrer, c’est d’informer les gens », constate Kim Blouin, la coordonnatrice des programmes sociaux pour la FADOQ Bas-Saint-Laurent.

« On rencontre des petits groupes et ils sont à l’écoute. On peut échanger avec eux, évaluer leurs besoins et les informer des nouvelles fraudes en cours sur le territoire », explique l’agente de la Sûreté du Québec, Julie Levasseur.

 

N’importe qui peut en être la cible, mais les personnes âgées sont souvent visées par les fraudeurs sans scrupules.

« Les personnes âgées vont souvent s’ouvrir de solitude, elles vont entrer en communication avec les personnes qui ne connaissent pas sur les réseaux sociaux. Plusieurs ont aussi des moyens financiers qui peuvent être plus accessibles que les jeunes », constate la policière.

Les types d’arnaques sont nombreux. Des vidéos sont présentées aux aînés, pour démontrer différentes situations où ils doivent rester vigilants. Les intervenants espèrent aussi prévenir des cas d’abus. Des fraudes amoureuses sont également observées par les policiers.

« Le pauvre monsieur, ça faisait 80 000$ en une année qu’il envoyait à des fraudeurs, en pensant que c’était l’amour de sa vie », raconte Mme Levasseur.

Selon la FADOQ, ces rencontres, organisées depuis plusieurs années, ont permis de diminuer le nombre de victimes.

« Les agents de la SQ remarquent une diminution des cas et une plus grande dénonciation aussi », assure Kim Blouin.

Le constat est clair : les aînés n’auront jamais assez d’outils pour démasquer les personnes mal intentionnées.

« Ça m’a familiarisé avec le système judiciaire, la police et tout ça. Et les arnaques, ils ont beau m’en amener sur mon téléphone, je les connais! », a affirmé l’un des participants après la rencontre.