Réforme en santé et services sociaux: une quarantaine de personnes ont manifesté à Chandler
Publié le 1 avril 2025 à 13:59, modifié le 1 avril 2025 à 15:21
Par: Patrick Giguère
À Chandler, une soixantaine de personnes se sont données rendez-vous ce midi afin de manifester contre les «fausses promesses» du ministre de la santé concernant la réforme en santé et services sociaux.
La manifestation pacifique, qui regroupait des travailleurs du domaine de la santé, des organismes communautaires ainsi que des syndicalistes, s’est tenue devant les bureaux de la députée caquiste Catherine Blouin, rue Commerciale Est.
Par communiqué, les porte-paroles de l’ATPS, le SIIEQ et de la CSN accusent l’agence Santé Québec de chercher davantage à privatiser le réseau public plutôt qu’à le décentraliser et en assurer la pérennité.
« Les infirmières, les infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec que nous représentons sont à même de constater les effets de centralisation des décisions à Santé Québec. Un avion qui se construit en plein vol : non coordonné. Qui ne prend pas les besoins et les services à la population comme premier objectif. Il vise plutôt à privatiser, diminuer la taille l’état et économiser de l’argent sur le dos de ceux qui en ont le plus besoin. L’enjeu est le manque de financement. Bien que les déficits du réseau aient été épongés de 1,2 milliard, le vrai enjeu débute : une augmentation du budget de seulement 3 % ne tient pas la route! C’est en bas du coût du système. Nous devons être à l’affut de toutes coupures ou réduction des services sur le territoire gaspésien », plaide Pier-Luc Bujold, président du SIIIEQ-CSQ.
« Les infirmières, les infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec que nous représentons sont à même de constater les effets de centralisation des décisions à Santé Québec. Un avion qui se construit en plein vol : non coordonné. Qui ne prend pas les besoins et les services à la population comme premier objectif. Il vise plutôt à privatiser, diminuer la taille l’état et économiser de l’argent sur le dos de ceux qui en ont le plus besoin. L’enjeu est le manque de financement. Bien que les déficits du réseau aient été épongés de 1,2 milliard, le vrai enjeu débute : une augmentation du budget de seulement 3 % ne tient pas la route! C’est en bas du coût du système. Nous devons être à l’affut de toutes coupures ou réduction des services sur le territoire gaspésien », plaide Pier-Luc Bujold, président du SIIIEQ-CSQ.
« Il y a par ailleurs une limite à ce que le milieu communautaire est en mesure de faire à moindre coût, comme le démontrent les actuelles ruptures de service dans les centres d’action bénévole. Condamner les organismes communautaires à l’échec par manque de financement et de reconnaissance, c’est condamner en premier lieu les plus vulnérables à tomber dans les craques du système, mais c’est aussi plus largement condamner l’ensemble de la population à une diminution de sa qualité de vie et de son état de santé général » complète le porte-parole du ROCGIM-CDC.
« La privatisation du réseau de la santé est la conséquence du désengagement grandissant de l’État envers son filet social. Cela nous fait craindre un délestage supplémentaire vers les organismes communautaires autonomes qui seront encore malheureusement considérés comme de simples prestataires de services, mettant au passage en péril leur autonomie. Par ailleurs, ce délestage est dommageable pour la santé physique et mentale des travailleuses et travailleurs du milieu communautaire, qui se retrouvent surchargés et face à des cas de plus en plus complexes », ajoutent les porte-parole du ROCGÎM et de la Table de concertation féministe.
Le privé va rester, dit Dubé
Plus tôt ce matin, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a laissé savoir en conférence de presse que les médecins devront désormais obtenir l’autorisation de Santé Québec avant de se désaffilier pour passer au privé de façon temporaire.
Le gouvernement Legault espère ainsi freiner le va-et-vient entre les deux réseaux.
Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a déposé des amendements en ce sens, mardi, dans le cadre de l’étude du projet de loi 83, qui oblige les nouveaux médecins à travailler durant cinq ans pour le réseau public.