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Minuit moins une pour la Coop de solidarité Santé de Saint-Hubert

Publié le 9 décembre 2024 à 17:04, modifié le 9 décembre 2024 à 17:10

Par: Catherine Pellerin

Le temps presse pour la Coop de solidarité Santé de Saint-Hubert, qui est sans médecin depuis près de 4 ans. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent travaille depuis des mois pour trouver une solution. Il risque toutefois d’être bientôt trop tard. Le conseil d’administration s’était donné jusqu’à la fin 2024 pour prendre une décision quant à la vente des actifs.

La situation financière de la coopérative est plus que jamais précaire.

« À partir du moment où je vais être en marge de crédit, ça ne fonctionnera pas. Je vais dire non, c’est assez. On arrête ça. On a des actifs à vendre…ce serait dommage par contre pour la population de Saint-Hubert », affirme Josée Ouellet.

Depuis 2 ans, la directrice générale espère que le projet-pilote promis par le CISSS du Bas-Saint-Laurent soit mis en place.

« Le prochain C.A. est le 16 décembre. Si je n’ai toujours pas de nouvelles à une semaine de Noël, il va falloir qu’on prenne des résolutions claires et nettes », explique la femme, qui est aussi mairesse de la municipalité.

 

Obtenir du financement pour embaucher une infirmière clinicienne spécialisée permettrait d’éviter la fermeture en offrant à nouveau des soins de santé de première ligne et en augmentant le nombre de membres. Seulement 115 citoyens ont déboursé leur cotisation cette année.

« Ce serait des services de rendez-vous rapide, des rendez-vous en urgence, des suivis de maladie chronique », énumère Josée Ouellet, qui explique aussi que cette ressource serait appuyée idéalement par d’autres spécialistes, comme une nutritionniste, un kinésiologue ou encore, un ergothérapeute.

Sans pouvoir donner davantage de précisions, le CISSS a confirmé à CIMT-TVA qu’il travaille toujours à finaliser un projet d’entente avec la Coop.

« Je comprends qu’ils doivent faire des vérifications pour être certains, parce que ça ne se fait pas beaucoup dans la province de Québec. On serait la deuxième coopérative à être financée par le système public. Je comprends aussi que mettre tout ça en place, c’est difficile dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre », convient Mme Ouellet.

La coopérative se questionne également sur les possibles impacts de Santé Québec, qui est en fonction depuis la semaine dernière.

« On se pose des questions. Est-ce qu’ils ont un droit de regard là-dessus? Est-ce qu’ils vont vouloir valider? » se demande la directrice générale.

La coopérative ne peut se permettre de nouveaux délais.  Elle a l’argent nécessaire pour payer ses employés jusqu’en mars 2025. Même s’il est littéralement minuit moins une, Josée Ouellet continue d’espérer.

« On espère beaucoup, beaucoup, avoir des nouvelles avant le temps des Fêtes. Ce serait mon plus beau cadeau de Noël! Et le plus beau cadeau de Noël que la Coop pourrait faire à la population de Saint-Hubert aussi », lance-t-elle.