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Protection de la faune : Manque grave d’agents en Gaspésie

Publié le 8 août 2024 à 11:31, modifié le 12 août 2024 à 14:25

Par: CIMTCHAU

Avec la possible fermeture du bureau de protection de la faune de Grande-Vallée, le syndicat dénonce maintenant le manque alarmant d’agents dans la région. Les mesures mises en place par les gouvernements pour remédier à la situation sont pratiquement inexistantes.

Sur les 300 agents de protection de la faune qui couvrent tout le Québec, seulement une quinzaine sont déployés sur le grand territoire de la Gaspésie. Et il en faudrait le double afin de couvrir correctement la région.

« On n’essaye pas de se réinventer ou d’innover un peu et c’est ce qui arrive, le monde délaisse le travail et ne veulent pas aller travailler dans des endroits comme ça. Après ça, il arrive ce qui arrive à Grande-Vallée. On nous dit que personne ne veut y aller, on ferme le bureau. Je pense que le gouvernement et l’employeur ont un travail à faire là-dedans en amont, avant d’en arriver là », indique Martin Perrault, président provincial du syndicat des agents de protection de la faune du Québec.

Pour rappel, la Société immobilière du Québec avait annoncé en février dernier la cessation du bail du bureau de la protection de la faune. Le maire déplore la situation et essaie d’y remédier.

« Ce que je me fais dire de la part du ministère, c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’agents de la faune qui sortent de la formation. Donc, on manque d’agents de la faune au Québec, mais ce n’est pas mon problème à moi. C’est un problème qui relève du ministère, donc on aurait dû prévoir ça », mentionne Noël Richard, maire de Grande-Vallée.

Selon des membres du milieu, il y aurait des solutions, mais le gouvernement ne semble pas broncher.

« Maintenant, est-ce qu’on peut avoir des incitatifs particuliers qui vont permettre à ces agents de la faune là de venir s’installer directement en région et de faire une belle job ? Parce qu’on en a besoin de ces agents de la faune sur place également », indique le maire de la municipalité.

« On nous dit : Oui, oui on va vous consulter, on va en discuter, mais finalement le téléphone ne sonne jamais, on n’est jamais appelé pour rien. Ensuite, ils trouvent de bonnes solutions, entre guillemets, de dire que finalement on n’a rien trouvé, donc on va annuler le bail et redécouper le territoire », ajoute le président du syndicat.

Si la situation se poursuit dans cette lancée il faudra prioriser certains territoires et en délaisser d’autres, selon Martin Perreault. Laissant la chance à des groupes de braconniers d’œuvrer sans conséquence.