Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Itinérance : un intervenant lance un cri du cœur

Publié le 26 juillet 2024 à 16:14, modifié le 26 juillet 2024 à 16:14

Par: CIMTCHAU

L’itinérance se complexifie. Le coût de la vie amène avec lui son lot de changement, ce qui inquiète des intervenants communautaires. Dans les Basques, un organisme a mis en place une initiative unique au Bas-Saint-Laurent.

« Personne n’est à l’abri d’être en situation d’itinérance. »

C’est ce que pense le coordonnateur de Repaire-Bas-Saint-Laurent, François Desjardins.

Il a mis sur pied son organisme il y a un peu plus d’un an. Concrètement, deux logements d’urgence à haut seuil d’accessibilité sont disponibles à la communauté. Ils sont situés à Trois-Pistoles.

« L’idée du haut seuil c’était d’être capable d’accueillir une famille par exemple, les personnes avec des animaux, des personnes qui ont consommé des drogues ou de l’alcool. »

Ils sont accessibles pour tous. Cependant, les personnes doivent être autonomes, et ne pas représenter un danger pour elle-même ou pour les autres.

« L’objectif des appartements, c’est d’être capable d’accueillir et d’accompagner ces personnes-là, ces ménages-là, dans un lieu sécuritaire et où les besoins de base sont assurés », affirme François Desjardins.

Tout est fourni. Meubles, accessoires de cuisine, hygiène personnelle, et même des vêtements si nécessaire. Tout ça pour personnaliser l’accompagnement de chacun.

L’évolution de l’itinérance dans la région inquiète cependant cet intervenant.

« On est dans une crise sociale assez importante selon moi actuellement. »

Selon lui, c’est loin d’être réglé… pour une raison en particulier.

« Évidemment, il y a un manquement au niveau du financement pour le milieu communautaire. »

Le gouvernement du Québec a réduit de plus de deux milliards de dollars le financement pour la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale. Dans son nouveau plan, ce sont 750 millions dollars qui seront versés sur 5 ans contre les 3 milliards présent dans l’ancien plan.

Cette réduction vient directement affecter Repaire Bas-Saint-Laurent.

« Actuellement, c’est sûr que je suis en recherche de financement encore. Non, ce financement-là n’est pas suffisant pour vraiment avoir un service personnalisé spécialisé en continu. Le gouvernement doit en faire plus, sans aucun doute. »

François Desjardins rencontre beaucoup de nouveaux visages qui vivent sans domicile fixe pour une première fois. De nombreux travailleurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts avec le coût de la vie. Et la crise du logement actuel n’aide en rien cette situation.