Projet éolien PPAW1 : Le BAPE entend les opinions
Publié le 24 juillet 2024 à 16:46, modifié le 24 juillet 2024 à 17:05
Par: Coralie Morency
Les citoyens, les groupes et les organismes ont pu exprimer leur opinion hier soir et aujourd’hui concernant le projet de parc éolien Pohénégamook-Picard-St-Antonin-Wolastokuk. Cette deuxième partie de la commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement était la dernière avant de connaître l’avenir du projet.
Une vingtaine de citoyens, de groupes et d’organismes ont pris le micro lors de la séance du BAPE pour présenter leur mémoire concernant le potentiel projet de 56 éoliennes. « De se questionner sur le besoin de produire plus d’électricité dans un contexte qu’on ne met pas assez l’accent sur la sobriété et sur l’efficacité énergétique », affirme Charles-Antoine Péloquin-Guay, citoyen opposant au projet.
« Je trouve justement qu’on fait les bonnes avancées, on ne parle pas d’un projet hydroélectrique ici, on ne parle pas de gaz de schiste, on ne parle pas de nucléaire, on parle de vent », déclare le préfet de la MRC de Kamouraska, Sylvain Roy.
Avec ce projet éolien, les municipalités pourraient toucher des retombées significatives. « La diversification des revenus pour les municipalités locales à un impact direct sur la charge fiscale des citoyens sur leur capacité à développer des projets, qui sont axés sur la qualité de vie et de vraiment bonifier le service qu’ils offrent aux citoyens », explique la directrice générale de la MRC de Rivière-du-Loup.
« En même temps qu’on décarbone le Québec, en même temps qu’on fournit un effort pour réduire les GES, on peut générer des revenus qu’on peut réinvestir pour mettre en place encore plus de solutions. Je pense qu’on ne peut pas passer à côté, on a vraiment des défis qui vont être grands au niveau environnemental dans les prochaines années donc c’est un des leviers qu’on peut utiliser », apporte la directrice générale du Conseil régional de développement du Bas-Saint-Laurent, Mélodie Mondor.
Tout comme à la dernière séance du BAPE, des citoyens sont inquiets. Ils demandent une rencontre générique afin de discuter des enjeux environnementaux de tous les projets au Bas-Saint-Laurent. « Il se passe quelque chose à l’échelle de la province, ce n’est pas seulement ce projet-là qui aura un impact sur nos communautés », ajoute Charles-Antoine Péloquin-Guay, aussi membre du collectif citoyen de Tourne pas chez nous.
Selon des élus, mieux vaut faire confiance aux professionnels qui étudient les impacts. « On a des professionnels dans nos MRC, dans nos municipalités qui fournissent de l’information. Des experts biologistes, ingénieurs forestiers, on est entouré d’un gros paquet de professionnels et moi je ne peux pas croire qu’on remette ça en doute », ajoute Sylvain Roy.
Le rapport du BAPE sera remis au ministre de l’Environnement au plus tard le 10 octobre prochain. Le conseil des ministres devra ensuite prendre la décision, si le projet va de l’avant ou non.