Compressions chez Univers Emploi malgré l’annonce de financement du Québec
Publié le 17 juillet 2024 à 17:08, modifié le 18 juillet 2024 à 11:15
Par: CIMTCHAU
Le centre de formation Univers Emploi à Rivière-du-Loup est confronté à des compressions budgétaires malgré l’annonce récente d’un financement de 2,2 millions de dollars par le gouvernement du Québec. Un montant qui sera versé au Carrefour jeunesse-emploi de Témiscouata et à Univers emploi, mais pour ce dernier, il s’agit d’une diminution.
En juin, l’enveloppe budgétaire pour les Carrefours jeunesse-emploi a été renouvelée. Le programme a vu son budget passer de 33 à 41 millions de dollars depuis 2021. Un budget qui bénéficiera au Carrefour jeunesse-emploi de Témiscouata, mais pas à Univers emploi.
« Nos budgets de fonctionnement réguliers ont même été amputés à plusieurs reprises depuis les cinq dernières années », exprime Gino Albert, directeur général d’Univers emploi.
Malgré la fusion des deux institutions, Univers emploi doit se serrer la ceinture. Cette année, ce sont quatre postes qui seront supprimés. « On doit couper dans l’offre de services, dans un contexte économique difficile pour les clients d’Univers emploi », ajoute-t-il.
« Le marché de l’emploi est à son plus haut depuis le début des années 90 », souligne Gino Albert, mettant en lumière la précarité actuelle du marché.
Cependant, la députée Amélie Dionne soutient les décisions du Québec d’investir dans la jeunesse, malgré les défis posés par les coupes fédérales dans les subventions. «Dans le dernier budget de 2024, le gouvernement fédéral via les transferts fédéraux a coupé son budget de 145 millions de dollars pour le Québec pour soutenir nos organismes en employabilité. Donc oui, monsieur Albert aurait raison d’être inquiet. », explique-t-elle.
Elle précise que les Carrefours jeunesse-emploi ne sont pas affectés par les coupures et réaffirme l’engagement du Québec à soutenir ces centres d’emploi. « Nous avons dû faire des choix qui sont très difficiles, mais notre travail quotidien, notre vision, c’est de travailler à maintenir nos organismes d’employabilité », ajoute Amélie Dionne.