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Réseau cellulaire : des secteurs du Restigouche dans le noir

Publié le 16 juillet 2024 à 15:44, modifié le 16 juillet 2024 à 15:44

Par: Louis-Philippe Morin

Le réseau cellulaire dans le Restigouche est déficient à plusieurs endroits. Les maires du secteur, unis autour de ce dossier, espèrent voir des tours de télécommunications se dresser au cours des prochains mois. Il en va, disent les élus, de la sécurité de plusieurs personnes. Ils estiment que la population et les services d’urgences ont assez attendu. Les maires demandent à ce que les gouvernements et les distributeurs de services cellulaires agissent pour le bien de leurs communautés.

Pendant que du côté du Québec, le gouvernement promet de connecter toute la population au réseau cellulaire avant la fin 2026, de l’autre côté de la Baie-des-Chaleurs, le signal est faible, voire inexistant dans certains secteurs.

« On a des problèmes de cellulaire depuis, je dirais… Les derniers 10-15 ans, c’est sûr. C’est problématique. », lance le premier élu de Campbellton, Jean-Guy Lévesque.

Pour le maire et ses collègues élus du Restigouche, il en va de la sécurité des citoyens qui se retrouvent isolés, mais aussi des services d’urgence qui doivent patrouiller de larges sections d’autoroute de la région sans couverture cellulaire adéquate.

« Lorsque l’électricité manque, qu’est-ce qui arrive avec les personnes plus âgées? Quand ils ont de l’électricité, ils sont sur le Wi-Fi, mais, quand il n’y en a pas, ils ne sont pas sur le Wi-Fi. On a connu un incident, il y a deux ans passés, Deux personnes âgées qui avait besoin d’une ambulance, incapable de communiquer avec personne. », relate monsieur Lévesque.

Le problème est plus difficile dans les secteurs ruraux. Comme une grande partie de la population y habite, il importe que les gouvernements et les distributeurs prêtent oreille à ce problème. Mais leur réponse a de quoi déconcerter.

« Ils nous ont répondu… Et c’est un peu la réponse qu’on reçoit… Si vous voulez des tours… Mettez des tours. Mais, des tours, ça coûte 300-350 mille dollars. On n’a pas ces sous-là. », soupire l’élu.

Moins de 10 km à l’ouest de Campbellton, à Val d’Amours, impossible d’avoir du service cellulaire, à moins, bien sûr, de se trouver près de l’église.

« Ici, on est sur la limite où on capte le réseau assez bien. Dans la maison, ça dépend dans quel bout on est dans la maison… Dans la cour aussi… Il faut que tu te promènes. », nous dit cet homme en souriant, sur sa galerie.

« Si ça arrive qu’il y a une urgence, sur le bord de la route ou quelque chose… Il faut que tu penses vite. T’auras pas de… Il va falloir que tu partes de là… Il n’y a pas de service. », raconte Marc Doucet, propriétaire d’un commerce à Val d’Amours.

Le problème demeure entier… Les populations du Restigouche sont à risque si rien n’est fait. Par contre, ce qui joue en leur faveur, des élections provinciales doivent avoir lieu cet automne. Parions que ce dossier fera certainement l’objet de promesses électorales.