3 municipalités se retirent du projet de regroupement municipal dans Côte-du-Sud
Publié le 8 juillet 2024 à 17:27, modifié le 8 juillet 2024 à 17:28
Par: CIMTCHAU
Les municipalités de Rivière-Ouelle, de Saint-Denis De la Bouteillerie et de Saint-Pacôme ont chacune décidé de se retirer du projet de regroupement municipal.
Pour les maires des municipalités qui se désistent, l’érection d’une nouvelle ville n’était pas la meilleure option pour les citoyens présents aux séances et pour les trois conseils respectifs.
Ces rencontres publiques nous ont aussi permis d’expliquer les immenses défis auxquels nos petites municipalités sont confrontées. Leurs responsabilités augmentent constamment et la difficulté à recruter du personnel d’expérience perdure.
« Nous avons apprécié la cordialité, l’ouverture et la franchise que tous ont manifestées lors de nos rencontres à sept et nous souhaitons la meilleure des chances aux municipalités restantes dans leur projet de regroupement à quatre », ont exprimé les maires des municipalités sortants du projet.
La Ville de La Pocatière et les municipalités de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, de Saint-Onésime-d’Ixworth et de Saint-Roch-des-Aulnaies ont décidé de poursuivre les travaux pour finaliser l’Étude de regroupement, et ce, malgré les désistements. Les élus sont convaincus que les défis et les enjeux communs sont toujours présents et qu’il est pertinent et essentiel de finaliser l’Étude de regroupement.
Le maire de la Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Jean-François Pelletier, s’exprima sur le sujet : « Le regroupement nous apparaît comme une solution logique et naturelle, puisque nos communautés sont étroitement liées, tant par la proximité de nos territoires, les services et les commerces de proximité utilisés par tous nos citoyens ainsi que les frontières de certains partenaires, notamment le Centre de service scolaire Rivière-du-Loup — Kamouraska. »
Les enjeux qui motivent ce regroupement sont toujours d’actualité, notamment, le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre qualifiée ainsi que la mise en place d’équipes spécialisées, le maintien des services municipaux à prix abordables et la pérennisation des services de proximité notamment.
« Il est important que les citoyens soient conscients des défis auxquels les municipalités sont confrontées et des difficultés qu’elles rencontrent pour assurer la prestation des services. Les responsabilités des administrations et des élus ont considérablement augmenté. Il ne s’agit plus uniquement de tâches comme le déneigement des rues ou la collecte des déchets. Ils doivent maintenant se pencher sur des questions telles que les relations avec le gouvernement, l’itinérance, la santé, les cyberattaques, etc. De plus, avec le vieillissement de la population, il est crucial d’être attractif pour attirer de jeunes familles. Il est essentiel de penser à l’avenir et de travailler ensemble pour maintenir et même développer les services de proximité », ajoute le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé.
La direction régionale du Bas-Saint-Laurent du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) continue de supporter la démarche et ajustera les analyses et les calculs en vue de la consultation publique de l’automne, l’objectif étant de respecter le calendrier prévu.
Selon le maire de Saint-Roch-des-Aulnaies, André Simard : « La graine a été semée, il faut maintenant l’arroser pour qu’elle grandisse. St-Roch a pris une excellente décision il y a 8 ans de se regrouper avec La Pocatière, Sainte-Anne et Saint-Onésime pour le service intermunicipal de sécurité incendie. Il serait impensable de revenir en arrière aujourd’hui tellement ce fut le meilleur choix. Je me réjouis de pouvoir continuer cette étude avec ces partenaires partageant une même vision d’avenir pour nos populations. »