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À l’aube du premier juillet, la crise du logement loin d’être résorbée dans la région

Publié le 19 juin 2024 à 15:43, modifié le 19 juin 2024 à 16:36

Par: Louis-Philippe Morin

À une semaine du 1er juillet, la crise du logement est loin de s’estomper en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Le taux d’inoccupation dans ces régions est de 0 %, ce qui complique la recherche de logement.

La crise locative pourrait s’intensifier au cours des prochains jours, alors que le premier juillet signifie que plusieurs locataires déménageront tandis que d’autres préféreront demeurer là où ils sont, faute de trouver un logement qui leur sied mieux.

Au Groupe ressource en logements collectifs de la région, on nous parle d’une liste de plus de 80 personnes qui attendent de se trouver un appartement… et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le taux d’inoccupation est de 0 % sur le territoire. Au niveau provincial, ce taux se situe autour de 1,3 %, alors que l’équilibre souhaité devrait tourner autour de 3 % selon les experts. Pour le critique en matière de logement pour le PQ, Joël Arseneau, la situation locative se complique pour des raisons externes à la région.

« Pourquoi c’est difficile de résorber la crise, telle qu’on la subit en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine? C’est qu’il y a, évidemment, une pression des travailleurs de l’extérieur qui viennent nous prêter main forte. Il y a aussi, parmi eux, les travailleurs de la santé qui sont très nombreux parce qu’on dépend beaucoup de la main-d’œuvre indépendante qui a besoin d’être logée… et, c’est plus payant pour les locateurs, souvent, de se tourner vers cette clientèle-là », précise Joël Arseneau, critique en matière d’Habitation pour le Parti Québécois.

Ajoutez à tout ça la location personnelle, les Airbnb qui ne sont pas surveillés comme ils devraient l’être, le coût des loyers qui augmente constamment… et vous vous retrouvez avec des locataires de la région qui, devant la crise, ont pris la décision de demeurer dans leur logement, même s’il ne convient plus à leurs besoins, en raison de la crise actuelle.

« Les hausses de loyer n’ont pas été suivies par le coût de la vie, l’augmentation des salaires ni, évidemment, les recommandations du Tribunal administratif du logement. Donc, ça précarise, évidemment, le logement pour nombre de familles, particulièrement les plus vulnérables », ajoute le député des Îles-de-la-Madeleine.

Avec la fin du programme Accès-Logis qui permettait d’accélérer la construction d’unités locatives, le gouvernement du Québec doit, selon les partis de l’opposition, mettre les bouchées doubles pour atténuer la crise du logement dans la province. Par contre, rien ne sera réglé le 1er juillet prochain.