Un ponceau sous leur terrain : des citoyens de La Malbaie laissés à eux-mêmes
Publié le 14 juin 2024 à 15:38, modifié le 14 juin 2024 à 15:38
Par: Jérôme Gagnon
Les péripéties malheureuses s’enchaînent pour un couple de La Malbaie, qui a découvert un ponceau l’an dernier sous son terrain. Des pluies soudaines ont causé des glissements de terrain. Malgré leurs efforts afin de réaliser les travaux nécessaires, ils ont dû attendre des mois.
Propriétaires depuis 14 ans d’une propriété du chemin des Loisirs, Aline Lavoie et son mari ont découvert une bien mauvaise surprise en août 2023. Ils ont été alertés par le voisinage.
« On m’a dit : Aline, votre ponceau est bouché sous votre propriété et j’ai dit, mais quel ponceau », raconte-t-elle.
L’histoire a par la suite continué de tourner au vinaigre. De fortes pluies ont causé de l’érosion, touchant même les terrains de leurs voisins.
« C’est désolant de voir des voisins dont leur cours et entrées sont endommagés par la pluie. Quand il annonce de la pluie, on ne dort pas, on passe la nuit à regarder un petit peu partout », se désole la femme.
Devant un possible vice-caché, leur avocat leur donne espoir. Comble du malheur, ils n’ont finalement aucune possibilité de déposer un recours.
« Il nous appelle pour nous dire qu’on ne pourra pas aller de l’avant parce que malheureusement, nous avions signé avec la clause vendue à vos risques et périls », ajoute Mme Lavoie.
En attente des fonctionnaires…
Les deux Malbéens se sont donc résignés à réaliser l’ouvrage nécessaire, estimé à 30 000 $. Or, d’autres embûches se sont présentées à eux.
« Nous avions en main les plans du technologue et tout ce dont nous avions besoin. Cela avait été remis au ministère et j’avais bien indiqué que mes travaux se faisaient à la première semaine de mai et que je devais obtenir mon permis. Jusqu’à hier, je n’avais rien reçu », déplore la citoyenne.
Ironie du sort… Des travaux d’urgence ont pu être réalisés la semaine dernière puisque de nouveaux dégâts ont été observés au début du mois.
« Si les travaux avaient été faits la première semaine de mai comme c’était censé, mon terrain aurait été réparé. Il n’y aurait donc pas eu de dommages sur les autres propriétés et on ne se parlerait pas aujourd’hui », affirme-t-elle.
Ils pourront enfin débuter les réparations en juillet. Malgré de multiples démarches auprès de différentes instances, dont la sécurité publique, les refus pour une aide financière s’enchaînent. Ces deux contribuables se sentent bien seuls dans cette histoire.
« Qu’on ait une aide ou pas, on attend plus après ça. Le problème revient à nous », dit Aline Lavoie, qui souhaite tourner la page le plus rapidement possible.
Notons que leur dossier se retrouve entre les mains de la députée Kariane Bourassa.