DuBreton exprime ses préoccupations quant aux conclusions du récent rapport sur la filière porcine au Québec
Publié le 28 mai 2024 à 16:03, modifié le 28 mai 2024 à 16:03
Par: CIMTCHAU
DuBreton, œuvrant dans la production de porc biologique et bien-être animal, exprime ses préoccupations quant aux conclusions du récent rapport sur la filière porcine au Québec.
Ce rapport avait été commandé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et réalisé par Raymond Chabot Grant Thornton.
Il souligne les nombreuses faiblesses de la filière porcine québécoise et démontre que le coût de production porcine est près de 20 % supérieur au Québec par rapport à l’Ontario. Le coût moyen d’un porc s’établit à 306 $ au Québec, tandis qu’il se situe à 257 $ pour l’Ontario.
La compétitivité du secteur porcin dans la belle province est donc plus faible que celle de l’Ontario et la réglementation québécoise est désuète selon l’entreprise qui œuvre dans la production de porc biologique et bien-être animal.
Des intervenants de la filière soulignent que l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), qui vise à garantir un revenu annuel aux entreprises agricoles du Québec, prend plutôt la forme d’une subvention à toute l’industrie. Il est à noter que l’ASRA a compensé financièrement les éleveurs de porcs lors de 11 des 14 dernières années. Il y a donc une dépendance aux compensations financières qui souligne la nécessité d’une réforme pour assurer la durabilité financière à long terme de l’industrie porcine au Québec, affirme duBreton.
Le rapport souligne aussi que la convention de mise en marché n’est pas adaptée aux producteurs de porcs de spécialité, renchérit la compagnie duBreton.
« À la lumière de ce rapport, il est évident pour duBreton qu’une sortie de la mise en marché collective est nécessaire pour mieux répondre aux besoins spécifiques des producteurs de porcs de spécialité. De plus, une réforme de l’ASRA est cruciale pour garantir une répartition équitable des aides financières et favoriser la compétitivité de tous les producteurs », a conclu le président de l’entreprise, Vincent Breton.