Journée de la résistance : Saint-François-Xavier-de-Viger fière d’être toujours en vie
Publié le 27 mai 2024 à 17:40, modifié le 27 mai 2024 à 17:40
Par: Coralie Morency
La journée de la résistance et de la fierté rurale a été soulignée samedi, à Saint-François-Xavier-de-Viger. La municipalité fait partie de ces communautés rurales qui ont failli disparaître dans l’Est dans les années 70. L’histoire du village fait désormais sa fierté aujourd’hui.
Des villages ont été fermés, des maisons ont même été brulées. Le gouvernement s’était lancé dans une vague de fermeture de municipalités dans le Bas-Saint-Laurent dans les années 1970. Mais Saint-François-Xavier-de-Viger ne s’est pas laissé effacer. « C’est là qu’est venu le mouvement et qu’on s’est non, on est là pour rester. Aujourd’hui, on est encore là », affirme le maire de la municipalité, Yvon Caron.
La municipalité a été supprimée en 1892, mais elle renaitra de plus belle en 1950. Les citoyens se sont battus et ont persévéré pour résister à ce plan de fermeture main dans la main. La municipalité faisait partie d’une centaine de communautés jugées non viables par le gouvernement.
Aujourd’hui, c’est l’une des seules qui a su résister à cet événement. « En 1946, la population s’est réunie, ils trouvaient que ça n’avait pas de bon sens pour l’éducation des enfants et la religion », mentionne le conseiller municipal, Bernard Tardif.
La journée de la résistance et de la fierté a permis d’honorer le travail des combattants et de souligner l’importance des Opérations Dignité, qui ont sauvé l’avenir du village. « Ils ont demandé que la paroisse soit rouverte pour le bien-être des citoyens, puis de leurs enfants », ajoute Bernard Tardif.
Plus vivante que jamais
De génération en génération, des familles s’y installent et y grandissent dans la tranquillité. Le maire Yvon Caron assume que son village est un lieu de paix et de sécurité. De son côté, le conseiller Bernard Tardif se dit fier d’être né ici et que ses enfants puissent grandir ici.
La communauté est bien vivante, elle fêtera même ses 75 ans l’an prochain. « On est capable de se tenir aussi debout, il ne faut jamais rien tenir pour acquis par exemple », estime Bernard Tardif.