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Traverse du Lac Témiscouata : une première femme capitaine du Corégone

Publié le 23 mai 2024 à 16:28, modifié le 23 mai 2024 à 16:28

Par: Megan Maltais

La traverse reliant Notre-Dame-du-Lac et Saint-Juste-du-Lac commencera un tout nouveau chapitre de sa longue histoire cette fin de semaine. La toute première femme capitaine du Corégone sera aux commandes du navire. Notre équipe est allée à sa rencontre.

Marie-Claire Dusseault est tombée sous le charme du Lac Témiscouata il y a plus de dix ans. Dès samedi, elle aura la chance de naviguer sur le plan d’eau jusqu’à 24 fois par jour.

Marquer l’histoire 

Elle devient la première femme en 109 ans d’histoire à occuper le poste de capitaine sur le Corégone. « En passant par ici ça a été un coup de cœur je me suis dit “il faut que je revienne”, mais pas nécessairement pour travailler ici. Quand j’ai vu l’offre d’emploi, j’ai sauté dessus! », explique la capitaine du Corégone, Marie-Claire Dusseault.

Pour le président de la traverse, la nouvelle employée est une perle rare. Elle fait partie du 2% des femmes capitaines de navire au Canada. Et son arrivée tombe à point avec le début de la saison.

« Marie-Claire avec ses états de service, on ne pouvait pas dire non. Ça va relever la qualité au niveau, je pense, du service et la qualité aussi de tout ce qui s’appelle l’entourage du traversier. On a de l’expérience, de la qualité et de la continuité », affirme le président de la traverse, Claude Ouellet.

« Une femme ou un homme pour moi, ça n’a pas d’important pourvu qu’elle ait les compétences et qu’elle fait la job », ajoute le capitaine du traversier, Régis Caron.

Un curriculum vitae bien garni 

Marie-Claire Dusseault a navigué sur la côte est canadienne, le fleuve Saint-Laurent, les Grands Lacs et même en Arctique. Mais c’est le paysage et l’aspect familial de la région qui l’ont attiré. « C’est un petit navire, mais ça ne veut pas dire que c’est facile parce que c’est petit, les défis sont différents. J’aime le côté très très familial et très très régional des opérations », soutient-elle.

La capitaine a été aux commandes de pétroliers et de cargos, mais même un bateau comme le Corégone lui demande une période d’adaptation. « C’est d’apprendre un nouveau bateau, un nouveau mode de propulsion. C’est quand même un bateau qui n’est pas récent, mais ce n’est pas mon premier bateau qui date que j’ai fait. C’est ma première expérience vraiment sur un navire passager. »

La capitaine profite des dernières journées avant l’ouverture de la traverse pour se familiariser avec le navire. Elle sera prête pour le début officiel des opérations ce samedi.