Théâtre À tour de rôle : s’adapter à la réalité économique d’aujourd’hui
Publié le 4 août 2023 à 15:17, modifié le 7 août 2023 à 11:05
Par: Francis Gallant
La pandémie a fait mal aux organismes culturels. L’inflation n’aide en rien leur cause. Le théâtre À Tour de Rôle, de Carleton-sur-Mer, a dû modifier le format de sa programmation estivale pour se maintenir à flot.
« Je pense qu’un organisme qui n’évolue pas avec son temps est un organisme un peu sclérosé », débute la directrice du théâtre À tour de rôle, Pascale Joubert.
À tour de rôle n’a pas le choix d’innover. Si le théâtre d’été était très convoité il y a quelques années, le 6e art a été durement touché par la pandémie. Un autre facteur qui fait mal à l’organisme culturel de la Baie-des-Chaleurs est l’inflation…
« Les gens ont beaucoup moins de sous pour investir dans les sorties culturelles les touristes sont moins au rendez-vous dans les salles de théâtre ça ce n’est pas juste chez nous c’est partout même en musique », selon Pascale Joubert.
Auparavant, les productions estivales se déroulait sur une période de 5 à 6 semaines. À la reprise des activités en 2021, À Tour de Rôle a présenté des spectacles sur le quai de Carleton et dans la cour du quai des arts. Les spectateurs ont bien répondu, la directrice a eu l’idée de répéter l’expérience pour la saison estivale 2023. 4 pièces différentes ont été présentées, dont trois produites localement avec des artistes d’ici.
« On a travaillé avec les artistes locaux surtout pendant l’année et ça leur a donné l’occasion d’avoir une visibilité surtout pendant l’été avec d’autres publics que juste le public local. J’ai beaucoup fait d’efforts pour implanter la compagnie dans la communauté », dit Pascale Joubert.
Chacune des pièces était à l’affiche pour une courte durée. Une production Montréalaise était de la programmation. En raison de l’économie actuelle, il est plus difficile d’envisager d’en avoir d’avantages.
« 10 à 15 personnes pendant cinq semaines avec les conditions de logement que nous avons en ce moment avec les prix du transport de l’essence de l’hébergement c’est terrible pour une compagnie comme nous », explique Pascale Joubert.
Pascal Joubert souhaite que le public continuera d’être au rendez-vous au fil du temps.
Fier de sa saison, le théâtre de Carleton travaille déjà sur sa programmation 2024 qui pourrait présenter un autre format aux spectateurs en plus de sa programmation régulière.