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Journée mondiale de la justice sociale : le gouvernement doit faire plus pour l’équité

Publié le 20 février 2023 à 16:32, modifié le 20 février 2023 à 16:44

Par: CIMTCHAU

En cette journée mondiale de la justice sociale, les organismes de la région croient qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir. La coordonnatrice de l’organisme Droits Devant réclame du gouvernement un effort soutenu à l’égard des personnes défavorisées.

La semaine dernière on a célébré les 20 ans d’existence de la loi contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec. À l’Assemblée nationale, le collectif pour un Québec sans pauvreté à assister à la motion qui a été adopté à l’unanimité. Le but : faire primer l’amélioration des revenus des plus pauvres sur ceux des plus riches. Après deux décennies de rappel des devoirs dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, il existe encore à nos jours des disparités notoires.
« Dans un Québec riche, on ne comprend pas pourquoi il y a encore des gens qui arrivent plus à couvrir leur besoin essentiel. Ce n’est pas une responsabilité individuelle la pauvreté, c’est un choix de société. » déclare Jacinthe Leblanc, Co-coordonnatrice de l’organisme Droits Devant.

Le gouvernement doit prendre les bonnes décisions et agir avec plus d’empathie à l’égard de ceux qui sont dans le besoin, croit la population.
« Ils en mettent trop d’un bord puis pas assez de l’autre bord, puis ce n’est pas équilibré.» dit un citoyen.
« Quand tu regardes, tu vois ce qui se passe dans le système judiciaire, il y a plusieurs personnes des Premières nations. » déplore un citoyen.
« Peut-être qu’il pourrait faire plus d’efforts puis avoir des meilleurs résultats sur l’équité. » induit un résident.

Mais tous ne pensent pas de la même manière et certains croient que les citoyens doivent aussi se responsabiliser.
« Il faut que le citoyen fasse sa part aussi. Il y a des postes et manques de main-d’œuvre partout. Je pense que quelquefois on pouvait forcer plus un petit peu pour faire notre part. » souligne un habitant.

Les personnes dans le besoin ne se mettent pas de l’avant pour réclamer de meilleures conditions. Elles n’ont pas forcément la compétence de faire bouger les choses.

« Les personnes qui sont dans l’extrême pauvreté sont dans un état de survie. Ce qu’ils cherchent eux c’est à se nourrir. Tu sais faire de l’action politique ce n’est pas nécessairement donner à tout le monde. » décrie Jacinthe Leblanc.

Mais des organismes tentent de le faire à leur place.
« Dans presque toutes les régions du Québec et au cœur de plusieurs organisations des milliers de citoyens sont engagés pour la justice sociale. » déclare Jacinthe Leblanc.

Pour les prochaines années, les organismes vont continuer leurs actions de sensibilisation et de supports aux personnes dans le besoin. Réussiront-ils à faire tourner le vent de bord ? Seul l’avenir nous le dira.