Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

20 ans depuis la participation de Marie-Claude Savard-Gagnon et Luc Bradet à Nagano

Publié le 14 février 2018 à 11:28, modifié le 14 février 2018 à 14:49

Par: CIMTCHAU

Les Jeux d’hiver battent leur plein présentement à Pyeongchang. Il y a vingt ans, dans Charlevoix, tous les regards étaient tournés vers Marie-Claude Savard-Gagnon et Luc Bradet, ce duo de patinage artistique de Baie-Saint-Paul, qui s’était qualifié pour les Jeux de Nagano.

Les jeux qui se déroulent présentement à Pyeongchang replongent Marie-Claude Savard-Gagnon dans ses souvenirs de 1998. À 25 ans, elle participait à ceux de Nagano en patinage artistique en couple, avec Luc Bradet, lui aussi de Baie-Saint-Paul.

«Moi ça fait 20 ans là, c’était au début du mois de février. À chaque quatre ans, je ressors mon manteau et les souvenirs reviennent», affirme-t-elle.

Toutefois, quelques heures avant leur programme court, Marie-Claude était clouée au lit, fiévreuse, aux prises avec l’influenza. «On a décidé d’y aller quand même, notre entraîneur voulait qu’on y aille quand même, les médecins ne voulaient pas. Ça n’a pas fonctionné comme on voulait malheureusement. Deux jours plus tard on avait le programme long. Ça faisait trois jours que j’étais au lit, que je n’avais pas mangé. J’ai été obligée de m’arrêter au milieu de mon programme, parce que j’étais toute étourdie. Luc m’a demandé ‘est-ce qu’on le finit pour nous?’. Les gens ont été impressionnés de ça. On a reçu, en revenant dans Charlevoix, la médaille du courage sportif», se rappelle l’athlète.

Malgré tout, l’athlète garde de très bons souvenirs de ses jeux.

«Nous, on était la première année où les joueurs de la Ligue nationale faisaient les Jeux. J’étais là en même temps que Wayne Gretzky, Patrick Roy, ils s’échangeaient et j’étais ayoye. Quand même. Tout le monde est habillé pareil, tout le monde est relax. Tu vas manger à la cafétéria avec tout le monde. C’est vraiment un esprit de camps de vacances, presque», compare la mère de deux enfants.

Alors que Luc habite Toronto, Marie-Claude, elle, continue d’entraîner quelques athlètes dans Charlevoix. Elle fonde beaucoup d’espoir sur l’équipe canadienne de patinage artistique à Pyeongchang.

«Je pense qu’on a une année spectaculaire. C’est l’une des rares années où le Canada est fort dans les quatre disciplines. Ce sont de vrais athlètes. Ils ne sont pas juste en forme sur la glace, ils sont sur la forme hors glace. Le sport est vraiment complet aujourd’hui. C’est un peu fou. Tu te demandes comment nous on a fait pour tout faire ça.»

Depuis ce temps, l’aréna de Baie-Saint-Paul se nomme Luc et Marie-Claude et on retrouve au Mont Grand-Fonds la piste Nagano, en l’honneur des deux athlètes.