Vues dans la Tête de… Simon Cruz se fait refuser son permis de travail et de résidence
Publié le 12 mai 2023 à 18:47, modifié le 12 mai 2023 à 18:50
Par: Francis Gallant
Une situation délicate pour le Festival Vues dans la Tête de…, alors que le président du conseil d’administration Simon Cruz, s’est fait refuser son permis de travail et de citoyenneté …
Coup de théâtre pour l’organisme, qui encaisse à peine le coup. La situation ralentit grandement la préparation de la prochaine édition.
«À la veille d’un match quand vous avez le capitaine qui n’a plus le droit de jouer, toute votre stratégie, il faut la revoir assez vite !», débute la dg, de l’organisme Vues Dans La Tête de…, Priscilla Winling.
Le désarroi de l’équipe est palpable, alors qu’elle est en préparatif de la prochaine édition de l’évènement en cinéma qui aura lieu en février prochain à Rivière-du-Loup.
«C’est vraiment une tuile qui est tombée sur la tête ben forte et de manière imprévue. Je ne m’attendais certainement pas d’avoir un refus total du permis de travail et une demande de quitter le Canada», confie le directeur général de Paraloeil et président du conseil administratif de Vues Dans la Tête de…, Simon Cruz.
Simon Cruz est directeur général de Paraloeil. Les impacts pour l’organisme et pour le conseil d’administration de Vues dans la tête de…se font sentir. Impliqué dans la culture du Bas-Saint-Laurent depuis près de 7 ans, il se retrouve sans emploi ni sans salaire.
«Le conseil de Paraloeil m’a mis à pied sachant que je n’ai plus de permis de travail valide, il se mettait en infraction en me laissant travailler», explique Simon Cruz.
Au fil des années, Simon Cruz est devenu un partenaire important … en organisant des rencontres sur les lieux productions cinématographiques de la région.
«Il n’y a pas mal de projet qui peut être mis sur la glace, tout ce qui est développement de ce qu’on offre aux réalisateurs professionnels», selon Priscilla Winling.
«Ce qui lie Paraloeil c’est vraiment des liens que j’ai mis en place», ajoute Simon Cruz.
Dans les circonstances, il faudra donc redoubler d’efforts et de stratégies afin de justifier les demandes de subventions nécessaires pour tenir l’évènement cinématographique louperivois.
«Sa situation n’étant plus régulière, il faudra justifier un contrôle canadien et dans son ça, il va falloir beaucoup d’explications pour ne pas qu’on se fasse mettre la demande sur la touche..», s’inquiète la directrice générale de Vues dans la tête de ….
Conscient d’être privilégié, alors qu’il côtoie plusieurs personnalités publiques et politiques, il a enclenché les démarches pour contester la décision du ministère de l’Immigration.
«J’ai informé notamment le cabinet du débuté fédéral Maxime Blanchet-Joncas, il s’est mis sur mon cas le message a été passé au niveau du ministre», lance Simon Cruz.
Il souhaite ouvrir la voie à d’autres travailleurs étrangers qui vivent la même situation.
«Ça nous rappelle qu’on est un étrange même si ça fait 7 ans qu’on vit ici et qu’on travaille ici et qu’on s’implique dans le milieu culturel, économique et social», termine Simon Cruz qui espère obtenir rapidement des réponses. Pour l’instant, il marche sur la corde raide.