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Nouvelles

Violence faite aux femmes et itinérance, une réalité cachée en temps de pandémie

Publié le 17 avril 2020 à 16:56, modifié le 17 avril 2020 à 17:01

Par: Elizabeth Dubé

Alors que plusieurs activités, commerces et organismes sont sur pause en cette période de pandémie, les problèmes d’itinérance et de violence conjugale demeurent toujours d’actualité. Heureusement des centres d’aide sont toujours en activités.

Le centre d’hébergement de Bathurst à dû s’adapter à la nouvelle réalité amenée par la COVID-19. La plupart des effectifs travaillent désormais de la maison. Malgré tout, l’équipe s’assure de continuer à fournir le support nécessaire à leurs clients qui évoluent déjà dans un contexte stressant.

« C’est sûr et certain qu’on se prépare autant que possible pour n’importe quels scénarios. Donc on essaye vraiment de se concentrer plus sur ce qui est positif, ce qui marche et d’adapter ce qu’on a besoin au fur et à mesure que ça vient, et vraiment prendre ça un jour à la fois. », témoigne la directrice du centre d’hébergement, Mélanie Frigault.

Les heures d’activités n’ont pas été réduites, par contre la capacité maximale d’hébergement est désormais limitée à huit personnes. Un plan de secours a toutefois été mis sur pied en partenariat avec un autre organisme de la région.

« Il nous ont assuré un logement d’isolement si jamais on en ressent le besoin. Donc si on a un client présent ou quelqu’un qui veut venir au centre d’hébergement qui présente possiblement des symptômes, on est préparé avec un logement pour pouvoir isoler ces gens-là. », ajoute-t-elle.

Si l’isolement social peut sauver des vies, dans un contexte de violence, la situation peut rapidement dégénérer. L’Accueil Sainte-Famille, n’a pas relevé une hausse dans ces demandes d’admissions depuis le début de la crise. Cette stabilité cacherait toutefois un problème beaucoup plus grave. Nadia Losier, directrice de l’organisme, nous explique qu’en étant jamais seule, il devient malheureusement difficile pour les victimes de contacter les ressources d’aide.

« Elles ne sont jamais seules et il n’y a personne qui travaille, donc elles n’ont pas accès à appeler, elles ne sont jamais toutes seules. On a même eu des appels où le temps où l’agresseur était à l’extérieur, elle a essayé d’appeler et elle a dû raccrocher rapidement donc on a eu des situations assez inquiétantes. »

Le centre s’attend à une hausse marquée de la demande lorsque la situation sera revenue à la normale. La directrice  rappelle que si les manières de procéder ont dû être modifiées, tous les services d’aide sont toujours offerts.

« Il y a de l’aide pour les victimes, il y a de l’aide pour les agresseurs, des gens qui pourraient sentir que leur sentiment augmente et qui voudraient consulter au lieu de réagir d’une façon violente. On a de l’aide donc de tous les côtés, c’est important de le mentionner. », conclu Mme Losier.

Si vous avez des doutes quant à la situation d’un de vos proches, il ne faut pas hésiter à appeler pour demander de l’aide.