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Nouvelles

Violence extrême sur une femme : Le procès de Daniel Légère se poursuit

Publié le 29 novembre 2019 à 09:24, modifié le 29 novembre 2019 à 14:50

Par: Raphael Brouillette

Le procès de Daniel Légère se poursuit aujourd’hui à Edmundston avec l’interrogatoire de l’homme. Il est accusé d’agression sexuelle, séquestration et voies de fait grave sur une femme. Il lui aurait fait vivre un véritable cauchemar pendant deux ans.

C’est la cinquième journée du procès de ce présumé agresseur sexuel. Hier, la victime a été contre-interrogée par la défense. Toute la journée elle a fait face à son agresseur s’effondrant en larme à la toute fin. Il a été question des raisons pour lesquelles elle n’a pas demandé de l’aide pour se sortir de la violence de Daniel Légère de 2008 à 2010. Il l’aurait forcé à écrire des lettres à sa famille pour dire que tout allait bien et aurait menacé de la tuer elle et ses proches si elle n’obéissait pas. Il lui aurait même ordonné de porter un enregistreur pour s’assurer de son silence si elle sortait seule. C’est suite à un séjour à l’hôpital que des membres de sa famille l’ont amené chez eux à Montréal et qu’elle a quitté ce cauchemar.

Forcée de dormir dans une garde-robe

C’est une histoire qui donne des frissons. La dame aurait été battue à de nombreuses reprises. Légère l’aurait aussi enfermée dans un coffre d’auto hiver comme été puisqu’il ne voulait pas être vu en compagnie de la présumée victime lors de ses déplacements. Elle aurait aussi passé des nuits dans une garde-robe. Si elle dormait avec l’homme, il l’aurait attaché à lui pour ne pas qu’elle se sauve. Il l’aurait même amené en arrière d’un bâtiment à deux reprises pour la fouetter à coup de branches et l’agresser sexuellement. Durant son témoignage, elle a aussi raconté qu’elle aurait été forcée à des rapports sexuels après un séjour à l’hôpital et qu’elle était blessée. La dame aurait eu droit à un repas par jour, des rôties et un verre d’eau.

Il s’endort à son procès

L’accusé nie les faits. Il avait une attitude nonchalante face au témoignage de la dame jeudi. Il s’est même endormi à quelques reprises forçant le juge à interrompre le procès pour le réveiller. Légère qui se représente lui-même, excepté pour le contre-interrogatoire, nous a adressé quelques mots. Il dit être la victime dans ce dossier. « Je n’ai pas rien fait de ça, ce sont toutes des fausses accusations. C’est moi la victime. À 100% à part de ça. »

Le procès se poursuit devant le jury composé de 7 femmes et 5 hommes. L’accusé est connu des forces policières d’Edmundston.