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Viandes duBreton s’entend pour quatre ans avec les travailleurs de l’usine de Rivière-du-Loup

Publié le 23 novembre 2021 à 12:46, modifié le 23 novembre 2021 à 15:01

Par: Guillaume Cotnoir Lacroix

Viandes duBreton et le syndicat des travailleurs de l’usine de Rivière-du-Loup se sont entendus sur les termes d’une nouvelle convention collective d’une durée de quatre ans. Parmi les grandes lignes de ce contrat de travail, notons que les employés vont bénéficier d’une augmentation salariale moyenne de 29,5% sur quatre ans.

Les travailleurs syndiqués ont voté en faveur de la proposition dans une proportion de 94,9%, lundi, alors qu’environ 2/3 des salariés se sont prévalus de leur droit de vote.

Les salaires à l’embauche vont grimper à 19$ et pourront atteindre 25,50$ de l’heure pour les journaliers, tandis que le salaire d’entrée d’un employé de maintenance variera maintenant entre 27 et 31$ de l’heure, selon la formation.

« J’ose dire qu’on va se positionner dans les trois meilleures conventions collectives de la grande région de Rivière-du-Loup, donc avec une telle offre, je pense qu’on va être capable d’aller chercher de nouveaux employés. » – Claude Rinfret, directeur des ressources humaines chez Viandes duBreton

Le nouveau président du syndicat des travailleurs, Antony Lavoie, est lui aussi satisfait de la conclusion des négociations, parfois ardues.

« Le salaire, on s’entend qu’avec la réalité économique qu’on a actuellement, c’est ça qui est le gain majeur, mais c’est la reconnaissance aussi. Dans les dernières années, ça n’a pas toujours été facile », explique-t-il.

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de vieillissement de la population, les dirigeants de duBreton étaient conscients de l’importance de ces négociations pour la suite.

« On avait un repositionnement à opérer. On avait une convention collective de très longue durée – 7 ans – qui a posé certaines difficultés, amenant certaines contraintes dans l’adaptation de la convention collective aux nouvelles réalités du marché du travail. Donc on avait hâte de négocier », note M. Rinfret.

Parmi les autres éléments de cette convention collective, un nouveau quart de travail après-midi/soir sur quatre jours verra le jour, pour 40 heures de travail. L’entreprise souhaitait s’adapter aux besoins des travailleurs, alors que certains souhaitaient de plus longues fins de semaine. Les travailleurs étrangers temporaires vont également bénéficier d’une allocation de transport de 1 150$, soit pour aller en vacances dans leur pays d’origine ou lorsqu’un décès survient dans la famille.

« On avait fait une rencontre juste avec les Guatémaltèques, justement pour savoir leurs enjeux, parce qu’on voulait les entendre. On voulait savoir, eux, c’était quoi qui était important. Ça, c’était une des choses qui étaient très importantes pour eux et nous on voulait défendre ces points-là absolument. » – Antony Lavoie, président du syndicat des travailleurs

Claude Rinfret a dit vouloir miser sur cette nouvelle convention collective, sur l’automatisation des procédés et sur la venue de davantage de travailleurs étrangers temporaires pour résoudre les problèmes de main-d’œuvre. Selon les derniers chiffres disponibles, l’usine de Rivière-du-Loup emploie actuellement 325 travailleurs syndiqués.