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Vers une réouverture de la pêche aux coques à Escuminac-Pointe-à-la-Garde?

Publié le 29 juillet 2022 à 17:04, modifié le 29 juillet 2022 à 18:08

Par: Roxanne Bisson

Le secteur Escuminac–Pointe-à-la-Garde serait propice à la pêche aux coques. Une nouvelle étude scientifique démontre que la qualité de l’eau est excellente dans ce secteur.

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, qui s’implique dans ce dossier depuis longtemps a mandaté une firme pour évaluer la qualité de l’eau. Et les résultats sont prometteurs. « Ils ont fait deux collectes de données qui sont extrêmement encourageantes. Les données prouvent que l’eau n’est pas contaminée et pourrait être propice à la réouverture de la pêche aux mollusques », annonce le député.

 

La plupart des secteurs de pêche sont fermés depuis une cinquantaine d’années. Certains le sont en raison du rejet d’eau usée ou du manque de ressources. Il faudrait assurer un suivi de 18 mois pour prouver la comestibilité des coques. Il faudrait ensuite analyser les mollusques en laboratoire. Sylvain Roy fait appel aux autres acteurs de la scène publique pour poursuivre son travail : « Il y a un potentiel, mais il va falloir qu’il y ait une coalition d’acteurs qui se mêlent du dossier pour rouvrir les bancs coquilliers. »

 

Si la pêche aux coques devait ouvrir prochainement, ce serait une excellente nouvelle pour la région. Cette pêche fait partie intégrante du patrimoine et de l’histoire des Gaspésiens. « Ça fait partie de l’histoire gaspésienne finalement, de l’histoire micmaque. Puisqu’avant l’arrivée des premiers Européens, des premiers Français et Acadiens, les Micmacs occupent le territoire en entier et font la pêche aux coques », explique l’historien Paul Lemieux

 

Cette pêche représente donc plus qu’un moyen de subsistance ou qu’un loisir, c’est une tradition locale. « C’est un peu dans ma famille, depuis que je suis tout petit, souvent, dans le temps de pâques on va à la pêche aux coques », raconte Alexis Bernier, un amateur de pêche à la coque.

« L’habitude de pêcher des coques se transmet de père en fils, de mère en fille. Tout comme la façon de cuire les coques, de les consommer, de les mettre en conserve. Finalement, c’est beaucoup une question de transmission familiale », ajoute M. Lemieux.

 

Environnement et Changement climatique Canada souligne qu’aucune demande officielle de réouverture du secteur n’a été faite. Le ministère rappelle aussi qu’il s’agit d’un enjeu de santé publique et de sécurité des consommateurs. De son côté, la députée fédérale Kristina Michaud affirme que ces premières données sont très encourageantes. Elle s’assurera que les instances fédérales concernées en soient informées rapidement et qu’elles portent une attention particulière à ces résultats.