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Vers une amélioration de la sécurité dans les résidences pour personnes agées

Publié le 23 janvier 2019 à 17:32, modifié le 23 janvier 2019 à 17:41

Par: Charles Laverdière

À la suite du rapport de l’enquête du coroner Cyrille Delâge en 2015, plusieurs mesures avaient été mises en place par le gouvernement du Québec pour améliorer la sécurité des aînés en résidence. Cinq ans après les événements tragiques de L’Isle-Verte, les personnes âgés en résidence bénéficient de plus de sécurité.

Avec les recommandations du rapport, Québec a réclamé l’installation de gicleurs dans toutes les résidences pour aînés de la province d’ici 2020. Lors du tragique incendie, 800 résidences du Québec étaient dépourvues ou partiellement dépourvues de gicleurs. C’était le cas de la Résidence du Havre. Une partie de l’ancienne bâtisse en avait et l’autre partie non, ce qui avait eu pour résultat qu’une partie tenait toujours debout pendant que l’autre brulait. Aujourd’hui, moins de deux ans avant l’échéancier du gouvernement, 600 résidences ne respectent toujours pas la loi. Cela représente le tiers des résidences québécoises. «Ça va être extrêmement difficile de rencontrer l’échéance quand on dit 600 résidences à gicler en 2 ans» raconte le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins.

La raison de ce manque est simple, ces travaux sont dispendieux. Même si l’ancien gouvernement avait mis en place des subventions pour venir en aide aux résidences, ces dernières doivent d’abord payer la totalité des frais encourus avant de toucher la subvention étalée sur cinq ans. Étant donné le nombre restreint de compagnie qui effectuent ces travaux, la facture monte rapidement et plus souvent qu’autrement elle dépasse le montant de la subvention qui monte jusqu’à concurrence de 3 300$. « Cette exigence-là, on y souscrit d’avoir des gicleurs mais faut que quelqu’un paie la note pis on veut pas que ce soit nos locataires. Ce sont des gens ici à  revenus modestes des gens qui ont pas des revenus très très élevés, il faut que ce soit l’État qui paie la facture. » de dire le président de la Résidence Desjardins à Saint-André, Gervais Darisse.

Gardiennage

Un autre point ressorti du rapport est la présence d’un gardien à tout moment de la journée. De plus, le personnel doit avoir reçu la formation appropriée en sécurité incendie et en évacuation. Cela entraîne des coûts supplémentaires. «Le problème se pose plus dans les résidences pour ainés de plus petite taille. La facture est la même. C’est 70 000$-75 000$ dépendamment des salaires que tu paies, pour deux personnes. Si tu divises par 25, 20 ou 15 unités ça devient insupportable.» explique Gervais Darisse.

L’addition de toutes ces factures a mené plusieurs résidences à la fermeture. Selon Yves Dejardins, depuis les événements du 23 janvier 2014, plus de 400 résidences ont fermé leurs portes, dont une grande partie par manque de fonds.

Pompiers

Depuis la remise du rapport, l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec (ACSIQ) aussi avait effectué une série de recommandations afin de diminuer les risques dans les résidences pour personnes âgées. Québec a investi dans la formation des pompiers. De plus, plusieurs services incendies se sont greffés pour en former un seul plus expérimenté. C’est le cas de L’Isle-Verte. Son service incendie s’est joint à celui de Rivière-du-Loup. « Une des problématiques qui avait été identifiée, c’est la formation des pompiers. Actuellement au niveau de la formation des pompiers de L’Isle-Verte, tout est à jour. C’est la bonne nouvelle. Tous les pompiers respectent la réglementation. » de dire le directeur du Service de sécurité incendie de Rivière-du-Loup.

Dans le rapport du coroner, une recommandation avait été faite au gouvernement pour abolir la clause de droit acquis, aussi connue sous le nom de la clause grand-père. Cette clause permet aux pompiers qui ont reçu leur certificat avant 1998 de ne pas renouveler leur formation. Québec n’a jamais décidé d’abolir cette clause.