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Véhicules électriques moins présents en Gaspésie

Publié le 12 novembre 2021 à 17:31, modifié le 12 novembre 2021 à 17:39

Par: Francis Gallant

La région de la Gaspésie est l’un des endroits au Québec ou l’on compte le moins de véhicules électriques. Les Gaspésiens tarderaient à passer au vert lorsqu’on effectue des comparatifs.

C’est le cas de le dire alors que seulement 0,2% des propriétaires de véhicules détiennent un mobile électrique. En Montérégie par exemple, ce taux atteint les 27 %.

La Gaspésie tire de la patte comparée au reste du Québec, alors que précisément quatre cent cinquante et un véhicules sillonnent les routes de la péninsule.

« Les gens habitent beaucoup plus près du travail que dans les grands centres. En moyenne on va faire une soixantaine de kilomètres par jour en environnement urbain, alors qu’au niveau des régions qui habitent plus près du travail, on parle d’environ dix à vingt kilomètres par jours qui sont parcourus », débute Simon-Pierre Rioux, président fondateur de l’Association des véhicules électriques du Québec.

La voiture verte ne produit pas de GES contrairement aux véhicules à essence.  Son temps de recharge à la maison est d’une durée variant de quatre à sept heure et avec les bornes de recharges rapides de trente à quarante-cinq minutes pour quatre-vingts pour cent de sa capacité. La faible présence de ces véhicules en Gaspésie serait reliée notamment à la peur de parcourir de longues distances.

« C’est vrai que lorsqu’on a besoin de faire des plus longues distances, comme aller à Québec ou à Rimouski par exemple, les distances sont plus longues. Cependant, on est très chanceux en Gaspésie, car nous avons des bornes de recharge rapide qui font toute la péninsule gaspésienne et qui sont situés tous ont 50 kilomètres l’une de l’autre », ajoute Simon-Pierre Rioux.

Le nerf de la guerre, selon les concessionnaires automobiles de Gaspé, serait la difficulté en approvisionnement de ces véhicules, tant pour les modèles hybrides qu’électrique.

« C’est très limité.  Présentement au niveau de la disponibilité c’est très difficile de recevoir des véhicules et  encore plus  dans l’hybride », précise André Boulay, directeur général, Boulay Dodge Chrysler.

Les réactions divergent pour les consommateurs vis-à-vis ce virage vert

« Il va falloir que les prix diminuent, parce qu’elle est vraiment trop chère à l’heure actuelle », dit un homme de Carleton.

« Tout dépend du prix, puis je vieillis, alors on verra », lance une citoyenne de Gaspé.

« J’ai une de mes nièces qui est venue me voir et qui est partie de Montréal. Elle a fait le tour de la Gaspésie et ça lui a couté seulement soixante dollars », dit une dame.

Cette propriétaire de véhicule électrique voulait faire sa part et constate les bienfaits de ce virage.

« Pour quatre-vingt-quinze pour cent des déplacements que j’effectue, je n’ai pas besoin de me recharger sur la borne publique. Je me charge à la maison et du côté monétaire c’est vraiment une économie. De plus, je ne vais plus au garage, fini les changements d’huile à tous les quelques milles kilomètres, dorénavant j’y vais une fois par année pour effectuer une surveillance complète », termine Geneviève Cloutier, propriétaire d’un véhicule électrique.

Des avancés majeurs seront à surveiller dans les prochains mois pour différents modèles de véhicules électriques ainsi que l’arrivée des VUS et des camionnettes sur le marché.