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Vaccination obligatoire : une décision qui divise au Nouveau-Brunswick

Publié le 22 novembre 2021 à 16:27, modifié le 23 novembre 2021 à 10:39

Par: Samuel Gosselin Belanger

Depuis vendredi, la vaccination contre la COVID-19 est obligatoire au Nouveau-Brunswick pour les employés du secteur public. Par conséquent, des centaines employés n’ont pu rentrer au travail aujourd’hui dans la province.

Une décision qui a des impacts au nord-ouest. Dans le secteur de la santé, 112 employés actifs du Réseau Vitalité ont été mis en congé sans solde. En date d’aujourd’hui, 97% des travailleurs sont complètement vaccinés. Vitalité assure qu’il n’y a aucune répercussion sur les soins de santé offerts. Sans vouloir lancer un message à ses collègues non vaccinés, le médecin de l’hôpital d’Edmundston, Dr John Tobin, rappelle tout de même que la vaccination est la solution pour combattre le virus et qu’il est important d’écouter les experts.

« La vaccination est importante parce que premièrement on ne veut pas se retrouver aux soins intensifs avec un ventilateur. On ne veut pas mourir de la COVID-19. La vaccination est l’outil essentiel pour éviter ça. Notre transmission de la maladie est diminuée. On risque de beaucoup moins infecter nos parents et nos proches », explique-t-il.

« Il faut faire fi de la désinformation et la mésinformation qui circule un peu partout. Il faut écouter les experts, les gens à Santé Canada (…) qui nous dirige là-dedans et qui font les études et toutes les analyses nécessaires pour nous aviser sur l’efficacité et la sécurité du vaccin », ajoute le médecin de famille au sein du Réseau de santé Vitalité.

En éducation, dans le District scolaire francophone du Nord-Ouest, 12 employés permanents provenant de divers secteurs sont suspendus sans salaire et 27 personnes ont été retirées des listes de suppléance. Par ailleurs, 10 employés qui ont déjà reçu une dose ont prouvé à leur employeur qu’ils ont un rendez-vous pour obtenir leur deuxième dose.

Refus de se faire vacciner

Ces employés peuvent continuer à travailler. Mais en attendant d’avoir leur 2e dose, ils continuent à devoir faire des tests rapides trois fois par semaine. Ça touche aussi les garderies. Par exemple, il y en a une à Edmundston qui accueille près de 200 enfants. Deux éducatrices non vaccinées ont dû retourner à la maison alors qu’une quinzaine d’enfants ont perdu leur place. L’une des deux propriétaires refuse même de se faire vacciner et digère mal cette mesure.

«  J’ai pris la décision de ne pas être vacciné parce que j’ai eu la COVID. Je crois nos corps ont une certaine immunité naturelle et également pour un choix personnel. Aujourd’hui, je trouve ça méprisant de voir que des personnes éduquées et certifiées perdent leurs emplois et on n’a plus le droit de choisir », explique la copropriétaire de la garderie Melubulle, Lucie Lévesque.

Elle souhaite même faire des compromis afin de continuer à travailler en utilisant le masque en tout temps en plus de se faire tester quotidiennement. Par conséquent, elle s’est installé un bureau à son domicile pour continuer à opérer ses établissements.