Une rare apparition de cachalots dans le parc marin Saguenay–Saint-Laurent
Publié le 17 juillet 2026 à 16:32, modifié le 17 juillet 2026 à 16:32
Par: Charles Leblanc
Une observation plutôt rare dans le fleuve Saint-Laurent : un groupe de quelques cachalots a été aperçu mercredi après-midi, notamment au large des Escoumins. Une visite qualifiée d’exceptionnelle.
Selon Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins. Il s’agit seulement de la quatrième visite de cachalots depuis 2009. Ils étaient quatre ou cinq. Ces cachalots ont fait tout un cadeau à ceux qui étaient à bord du traversier L’Héritage 1.
« Moi, ça fait 32 ans que je navigue sur le Saint-Laurent, c’est la première fois de ma vie que j’en voyais. J’ai fait des croisières aux baleines pendant quelques étés et puis on avait entendu qu’il en y avait déjà eu, moi je n’en avais jamais vu », affirme le capitaire de l’Héritage 1, Jean-Philippe Rioux.
Une rencontre privilégiée pour les passagers et l’équipage. Ils ont eu la chance de les regarder plonger à l’avant du bateau et de les voir ressortir à l’arrière du navire. Ces mammifères marins se font de plus en plus rares dans le parc marin Saguenay-Saint-Laurent. « On profite d’une visite un peu exceptionnelle, peu fréquente », se réjouit Robert Michaud.
Une visite « exceptionnelle »
Les premières visites de cachalots datent de 1991. Un individu bien connu des chercheurs en faisait une habitude jusqu’à sa mort en 2009. « Entre 1991 et 2009 on a été un peu gâté parce que y’avait un animal qu’on a identifié et qu’on baptisé Tryphon et qui revenait presque toutes les années ou à tous les deux ans. Au début, avec des petits groupes et vers les années 2005 avec des groupes qui étaient de plus en plus grands », explique le directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins.
Une raison bien simple explique la présence de ces immenses cétacés que l’on retrouve habituellement au large de la Nouvelle-Écosse : la recherche de nourriture. Leurs excursions sont toutefois de courtes durées. « Ils restent habituellement quelques heures, rarement plus qu’une journée et ils semblent avoir suivi cette route là encore cette année, » confirme monsieur Michaud.
Pour Jean-Philippe Rioux, il s’agit d’une expérience qu’il n’est pas près d’oublier. « C’est une baleine qui est emblématique, on se souvient de la fameuse Mobey Dick que c’était un cachalot donc c’est toujours un plaisir de faire leur rencontre de ces géants des mers. »
Les chercheurs tentent maintenant d’identifier les individus qui se sont aventurés dans l’estuaire grâce à un catalogue des dernières observations.