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Une main-d’œuvre fragile en santé en Gaspésie

Publié le 26 octobre 2020 à 16:46, modifié le 26 octobre 2020 à 17:01

Par: Kevin Doyle

Et alors que trois des quatre hôpitaux de la Gaspésie ont été affectés par des éclosions, ces situations pourraient avoir un impact sur la main-d’œuvre. Les travailleurs de la santé sont déjà en nombre limité.

« Il y a actuellement au CISSS de la Gaspésie des infirmières et des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes qui doivent travailler en attente de leurs résultats parce que s’ils ne rentrent pas travailler pendant leur attente de résultat, il y aura des ruptures de services », déplore le président du syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec, Pierre Luc Bujold.

Des directives ministérielles demandent effectivement que les travailleurs de la santé en attente d’un résultat, mais qui ne présente pas de symptôme, se rendent au travail. Lors d’isolements, des charges de travail titanesques retombent souvent sur très peu d’employés.

« Du côté du CLSC de Murdochville actuellement il y a une seule infirmière pour s’occuper de l’urgence, les soins communautaires et les cas de relocalisations. Une seule infirmière par quart de travail de jour pour s’assurer du service de la ville », s’insurge monsieur Bujold.

Une situation particulièrement préoccupante que ne démentit pas le CISSS de la Gaspésie.

« On était devant une pénurie de main-d’œuvre avant la Covid, donc la situation actuelle qui requiert, à l’occasion,  le retrait de personnels, ne nous aide pas dans la situation », avoue le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CISSS de la Gaspésie, Alain Vézina.

Ce qui inquiète le syndicat des infirmières est la difficulté à retenir les recrues dans le domaine de la santé alors qu’une bonne partie des ressources sont vieillissantes.

« Le taux de rétention des nouveaux diplômés  est très très bas. Ça fait plusieurs années qu’on sonne l’alarme par rapport à ça, mais actuellement du côté du gouvernement il y a pas tant de volonté de vouloir améliorer les choses », martèle monsieur Bujold.

Du côté du CISSS, les CV sont épiés, en plus de proposer des solutions pour régler le problème à court, moyen et long terme.

« On travaille présentement sur une stratégie de regroupement entre autres au niveau des soins infirmiers, au niveau régional et aussi provincial. Avec stratégie Vivre en Gaspésie, on a mis de l’avant quelque chose d’innovant », explique monsieur Vézina.

D’après les chiffres publiés par l’ordre des infirmières et infirmiers du Québec, 68% de l’effectif de la Gaspésie travaille à temps complet, soit l’un des taux les plus élevés de la province.