Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Une initiative pour contrer l’appel au boycott à Témiscouata-sur-le-Lac

Publié le 8 avril 2019 à 18:30, modifié le 8 avril 2019 à 18:31

Par: Marie-Eve Cloutier

Une citoyenne de Témiscouata-sur-le-Lac a lancé une campagne de soutien aux commerçants de la ville sur les réseaux sociaux. Cette initiative vient faire contrepoids à l’appel au boycott des commerces des quartiers Notre-Dame-du-Lac et Cabano qui a surgi la semaine dernière.

Geneviève Denis en a assez des mésententes qui subsistent entre les résidents des deux quartiers qui composent Témiscouata-sur-le-Lac.

« J’ai fait ça sur un coup de tête. J’ai écouté une réunion du conseil municipal pour la première fois la semaine dernière. J’ai pu constater par moi-même ce qui se passe dans ces réunions », raconte Geneviève Denis.

Pour contrecarrer le boycott, la citoyenne a lancé une campagne soutenant l’achat local sur les réseaux sociaux.

« J’ai créé le mot-clic “Je suis Témiscouata-sur-le-Lac unis”, et “Je ne vous laisse pas tomber” en parlant des commerces, puis en ajoutant celui de “Ville de Témiscouata-sur-le-Lac” aussi pour rappeler qu’on est une seule ville maintenant », explique Mme Denis. Elle ajoute : « Si les commerces ferment, c’est nous qui serons pénalisés. »

L’impact du boycott se fait sentir depuis plusieurs semaines chez certains commerçants.

« Il y a des clients qu’on voit moins. Veut, veut pas, ça paraît aussi sur nos chiffres, ça paraît sur tout. Nous sommes une petite communauté, ça prend la collaboration tout le monde. C’est de cette façon qu’on va espérer voir un peu de changement », soutien Tristan St-Pierre, copropriétaire de J.A. St-Pierre & Fils.

D’autres commerçants ont confirmé à CIMT Nouvelles ressentir les effets négatifs du boycott. Ils n’ont pas souhaité s’exprimer publiquement de peur de nuire davantage à leur entreprise. Ils espèrent qu’une intervention de la Chambre de commerce pourra éventuellement calmer le jeu.

« On travaille avec nos gens d’affaires ainsi que nos commerçants parce qu’ils ont besoin de bien vivre au Témiscouata. Le boycott, je ne pense pas que ce soit la façon de faire », lance Martine Lemieux, directrice générale de la Chambre de commerce du Témiscouata, qui voit d’un bon œil l’initiative de Geneviève Denis via les réseaux sociaux.

La Chambre de commerce du Témiscouata doit rencontrer le maire Gaétan Ouellet mardi soir pour discuter notamment du boycott. L’organisme espère bien trouver des solutions à ce problème.