Une fête dégénère dans une résidence de tourisme à Petite-Rivière-Saint-François
Publié le 21 août 2025 à 16:50, modifié le 21 août 2025 à 17:01
Un couple résidant à Petite-Rivière-Saint-François a vécu un cauchemar alors que près de 150 personnes sont venus fêter en pleine nuit dans une résidence touristique voisine. Ils ont craint pour leur sécurité, alors que même la police a eu des difficultés à contrôler la situation.
C’est vers 23 heures, dans la nuit du 9 au 10 août, qu’Anthony et sa conjointe voient arriver une foule venir fêter au chalet voisin. Des cris et une musique assourdissante s’en suivent. Le couple porte plainte à l’agence de sécurité de la municipalité puis à la police, mais même eux ne parviennent pas à se faire respecter.
« Je suis en bobette dans la nuit, il est 4 heures et demi, je suis fatigué, le lendemain je travaillais, puis finalement c’est ça, je me faisais insulter. Hey qu’est-ce tu fais ici? Hey on a le droit de continuer », témoigne Anthony.
La soirée a laissé un goût amer aux propriétaires, dont la qualité de vie avait déjà été perturbée précédemment. « On est venu s’établir ici pour la quiétude, pour le plein air, pour la riche biodiversité, puis on voit cette région-là prendre une tournure de tourisme qui attire du monde de party, pas respectueux », se désole le résident.
Le couple pointe du doigt le laxisme de la municipalité face aux contrevenants. Le maire est compréhensif, mais affirme être proactif.
« Ce n’est pas vrai finalement qu’on n’intervient pas. Depuis déjà deux ans, on a fait beaucoup d’efforts là-dessus. On sait déjà à qui on a à faire, puis ces gens-là sont vraiment surveillés de très près », se défend Jean-Guy Bouchard.
La municipalité évoque la possibilité de révoquer des permis de location, mais que cela dépend de la Corporation de l’industrie touristique du Québec. « C’est la CITQ, non c’est la municipalité. Tout le monde se renvoie la balle, il n’y a jamais rien qui est fait », critique toutefois Anthony.
Le plaignant n’est pas contre le développement de chalets touristiques, mais demande un plus grand contrôle.
Le maire Bouchard signale justement que la municipalité « a le pied sur le break pas mal pour les résidences de tourisme. On va donner à ceux qui ont des droits là-dessus, dans les autres avant de les émettre, on va vérifier si on peut amender le zonage. Pour le moment, on en a suffisamment pour plusieurs années. »
Petite-Rivière-Saint-François se dit prête à modifier ses règlements pour prévenir ce genre de situation. Des règlements qui pourraient même s’appliquer à toute la MRC de Charlevoix.