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Une étude pour combattre l’érosion côtière

Publié le 21 juillet 2021 à 16:51, modifié le 21 juillet 2021 à 16:53

Par: Francis Gallant

L’UQUAR a une enveloppe budgétaire de 927 000$ pour mener trois études distinctes afin de comprendre et déterminer les raisons qui causent l’érosion des berges dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

L’étude servira notamment à instruire les riverains aux prises avec un lot d’inconvénients le long du littoral tels les inondations, voir même la délocalisation de leurs résidences, comme l’explique cette résidente de Cloridorme.

« Partout le long de la grève, le long des maisons , ça déboule en bas du Cap » .

Sur le montant alloué, 459 000 dollars serviront à l’ajout de sédiments aux plages :  sable, gravier et galet, pour redonner l’équilibre naturel de celle-ci. L’objectif est d’atténuer l’énergie des vagues, ce qui aiderait à réduire le recul des côtes d’une manière optimale.

Ce phénomène inquiète la population.

« Oui c’est inquiétant, juste  l’Anse au bout du village, si vous verriez le Cap,   tout est descendu, ils sont à près perdre leur chemin » , affirme une résidente.

Par cette étude, l’UQAR sera en mesure de mieux comprendre le phénomène de l’érosion côtière, ce qui donnera de potentielles solutions à la province. Une seconde étude portera sur le débordement des rivières. Un montant de 278 000 dollars servira à la confection d’un Atlas géomatique, expliquant les risques causés par les inondations au Québec.

En attente de solutions, les résidents aux prises avec le risque d’effondrement de leurs terrains se retrouvent sans solutions. Comme les propriétaires de cette petite maison verte de Cloridorme, situé au centre du village.

« La maison verte derrière moi , le terrain s’effondre  tout le temps et  ça leur prend de l’argent pour  déménager et se relocaliser » , nous dit une résidente de la municipalité.

L’Est-du-Québec est la région la plus touchée de la province. L’effritement des sols est dû entre autres au réchauffement climatique qui réduit considérablement le couvert de glace, et ce depuis la fin des années 90. Ce couvert offrait une protection le long des côtes.