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Une entreprise de la région Chaleur se lance dans la production de masques réutilisables

Publié le 6 avril 2020 à 17:28, modifié le 6 avril 2020 à 17:28

Par: Elizabeth Dubé

Une compagnie familiale de Bathurst a décidé de créer des masques réutilisables en cette période de pandémie. Après quelques jours d’exploitation, la demande dépasse déjà l’offre pour ces jeunes entrepreneurs.

Pour Sabrina et Shania, il était inconcevable de rester à la maison sans faire leur part en ce temps de crise. En s’inspirant uniquement d’un patron qu’elles avaient vu sur Internet, les deux jeunes femmes ont lancé leur propre production de masques artisanaux réutilisables. Elles invitent d’ailleurs les entreprises locales à prendre part à l’initiative pour aider à protéger les gens de la région.

« Y’a beaucoup de monde qui trouve que c’est une bonne idée, on a beaucoup de commandes qui rentrent déjà et ça fait juste une journée qu’on a commencé ça. Il y a beaucoup de personnes qui sont vulnérables, des personnes âgées ou des personnes avec des problèmes de santé qui sont vulnérables. Donc c’est à nous de prendre le pas pour aider. », nous mentionne Sabrina, la fille de la propriétaire de la boutique Crafty D’s and Beyond.

En cette période de pandémie, certains enjeux mondiaux ont été relégués en second plan. C’est le cas notamment de la lutte contre les changements climatiques alors que plusieurs personnes jettent directement leurs gants et leur masque utilisés par terre. Leur conscience environnementale a donc été mise à profit dans ce projet. En plus d’être lavables, les masques sont créés à partir de tissus récupérés.

Shania possède son propre atelier de tatouages, au sein même de la boutique de sa belle-mère. Elle nous explique comment lui est venu l’idée de créer des masques réutilisables avec l’aide de Sabrina : « Avec tout le monde qui va au Walmart et au Super Store et qui jettent leur masque par terre, ça fait encore plus de pollution qui rend la planète encore pire. J’ai pensé, ceux-là sont réutilisables et tu es capable de ne pas les jeter, donc ça fait moins de déchets partout. »

Les deux jeunes femmes produisent à elles seules de 25 à 40 masques chaque jour. Elles utilisent des chandails d’infirmières comme tissus. Ce qui leur permet de fabriquer plusieurs masques à partir d’un seul chandail. Le faible coût auquel elles doivent vendre les masques ne semble pas freiner le soutien de la population puisque la demande demeure très forte.

« On prend ces scrubs là et on est capable de faire de trois à quatre masques. Un chandail, ça coûte environ 20$, donc on a divisé ça en quatre et ça revient à 5 $. Dans le fond on ne fait pas de profit, mais on ne perd pas d’argent en même temps. On est juste en train d’aider. », témoigne Sabrina.

Contrairement à la fabrication d’antiseptique, la production de masques artisanaux ne fait pas face à une pénurie de matière première. Les deux entrepreneures ont donc l’intention de continuer leur production tant qu’il y aura une demande.

« On va continuer, même une fois que la crise va être terminée, parce que les gens commencent à être plus attentifs aux maladies. Donc je suis pas mal sur que même une fois que le virus COVID-19 va être guérit, les gens vont encore vouloir des masques. », conclu Shania.

Il est important de rappeler que les masques ne sont pas une alternative à la distanciation sociale, mais plutôt un complément aux mesures de sécurité déjà mises en place.