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Une dernière ronde pour les résidents sinistrés de Sunny Bank

Publié le 15 septembre 2021 à 17:10, modifié le 15 septembre 2021 à 17:15

Par: Francis Gallant

Le comité de résidents de Sunny Bank à Gaspé, sinistré par les inondations causées par des pluies diluviennes en 2010, sont à l’étape finale en cours supérieures d’un long procès intenté en 2014 contre transport Québec.

 

Un souvenir indélébile pour les quelque cent cinquante propriétaires du secteur Sunny Bank qui ont vu leurs propriétés endommagées par la crue des eaux de la rivière York en 2010. Le pont construit par le ministère des Transports en 1976, au-dessus de la rivière, a eu l’effet d’un barrage à de nombreuses reprises, selon eux. Les citoyens ont donc intenté un recours collectif pour indemnisation d’environ trois millions de dollars contre Transports Québec. Depuis la semaine dernière, ils en sont à la dernière ronde de ce long procès.

« La première phase était pour les témoins de fait, donc les membres sont venus exprimer ce qu’ils avaient vécu en 2010 et les craintes qui subsistent après ces inondations-là », débute l’Avocate Marie-Anaïs Sauvé.

 

 

Le débordement de la rivière avait isolé le secteur pendant quelques jours. Les souvenirs sont encore présents.

« Le stress est toujours resté, il a diminué quand on a fait élever la maison, je pense que ma femme, ça l’a affecté beaucoup », confie un ancien résident du recours collectif Daniel Laboissonière.

La deuxième phase du procès intenté notamment en dommages moraux, dommages matériels et perte de valeurs d’immeuble est entamée

« Maintenant on entend l’avis des experts en hydraulique, en hydrologie, en pluviométrie, en évaluation des pertes de valeurs d’immeuble, alors c’est le côté plus technique qu’on termine actuellement », ajoute Me Marie-Anaïs Sauvé.

Pour les résidents, une demande formelle a été faite outre les indemnisations demandées

« On demande la réparation du Pont, il a été inondé plusieurs fois », dit Daniel Laboissonière.

L’avocate qui assure le dossier depuis 2014 cumule déjà une petite victoire dans le présent procès

« Le ministère des Transports a accepté de procéder à certains travaux », précise Marie-Anaïs Sauvé.

La deuxième séquence du procès était évaluée à quatre semaines, mais les différents intervenants se sont entendus sur les divers points de convergence ce qui a réduit celui-ci à environs deux semaines, incluant les plaidoiries qui devraient avoir lieu la semaine prochaine.

« Il faut être confiant, il faut garder toujours notre espoir que ça va se régler, le ministère n’est pas pressé, mais nous autres ont vieilli puis on aimerait que ce soit réglé de notre vivant », termine Daniel Laboissonière.

D’ici les six prochains mois, la décision de l’honorable Pierre C. Bellavance sera rendue.