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Une cellule d’intervention au Kamouraska pour mieux faire face à la COVID-19

Publié le 31 mars 2020 à 18:57, modifié le 31 mars 2020 à 18:58

Par: Marie-Eve Cloutier

Les élus de la MRC de Kamouraska ont mis en place une cellule d’intervention pour discuter des enjeux liés à la pandémie de coronavirus dans la région. Les intervenants se réuniront chaque semaine afin d’arrimer leurs actions sur le territoire.

Les intervenants se sont tous réunis pour la première fois hier par vidéoconférence, étant donné les circonstances. Le directeur du poste de la Sûreté du Québec de la MRC, le sergent Carl Lebel, le coordonnateur en sécurité incendie de la MRC, Christian Guay-Chénard, et des représentants du CISSS du Bas-Saint-Laurent étaient notamment présents. Car entre les mesures annoncées par Ottawa, Québec et les autorités de santé publique, il est parfois difficile de s’y retrouver, autant pour les citoyens que pour les intervenants.

« Promotion Kamouraska aura le mandat de relayer l’information qui sera reprise dans les sites des municipalités. Autrement dit, on coordonne au niveau régional plutôt que chaque municipalité commence à annoncer ce qui se passe et ce qui ne se passe pas », illustre le préfet de la MRC Yvon Soucy, qui est à la tête de cette cellule d’intervention.

Hier, par exemple, il a surtout été question de la mise en place des points de contrôle dans la région et également des façons de joindre les personnes âgées de plus de 70 ans.

Des failles dans les mesures d’aide pour les travailleurs

Yvon Soucy salue par ailleurs la mise en place de programmes d’aide financière pour les travailleurs, mais il déplore qu’une zone grise prive certaines personnes de cette source de revenus.

« Des conseillers municipaux, entre autres, se retrouvent sans emploi parce que les entreprises pour lesquelles ils travaillent les ont mis à pied. Comme ils ont une rémunération d’élu, qui est minime, cela fait en sorte qu’ils n’auront pas droit à la prestation canadienne d’urgence », explique celui qui est à la fois le vice-président de la Fédération québécoise des municipalités.

« On nous dit à l’assurance-emploi que ces conseillers doivent basculer vers le programme canadien d’urgence. Mais les modalités du programme les excluent. On ne voudrait pas que ces personnes choisissent de quitter leur fonction d’élus pour avoir droit à de l’aide. Il est déjà difficile de les recruter », fait valoir Louise Émond, mairesse de Sainte-Hélène-de-Kamouraska, dont deux de ses élus sont concernés.

Sans compter que la même problématique s’applique à de nombreux pompiers volontaires.

« Environ 80 % des pompiers sont présentement en arrêt de travail. Certains d’entre eux auraient probablement droit à la prestation d’urgence », indique Stéphane Dubé, directeur du Service intermunicipal de sécurité incendie de La Pocatière.

« À un ou deux appels par semaine, un moment donné, les gars ont des choix à faire pour nourrir leur famille. Venir faire une centaine de dollars par semaine pour s’en priver de 500 $, je pense que le choix n’est pas dur à faire », ajoute-t-il.

Le chef pompier espère que le gouvernement de Justin Trudeau modifiera les modalités de la prestation canadienne d’urgence prochainement.