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Un nouvel hôtel d’Edmundston réclame l’aide salariale similaire à celle versée dans l’industrie

Publié le 23 février 2021 à 16:49, modifié le 23 février 2021 à 16:50

Par: Gilles Duval

Les propriétaires d’un nouvel hôtel, inauguré durant la pandémie, en juillet dernier à Edmundston, réclament une aide financière fédérale pour les salaires des employés. Ils se butent à un refus parce que l’établissement ne répond pas à un important critère d’admissibilité.

Les actionnaires du Quality Hotel d’Edmundston ne pouvaient imaginer qu’une pandémie sévirait lors de l’inauguration de leur nouvel établissement, dont la construction s’est échelonnée sur deux ans.

Le ralentissement occasionné par la pandémie affecte les projections financières, le taux d’occupation des 85 chambres et le nombre d’employés.

Comme l’entreprise n’existait pas le 15 mars 2020, elle n’est pas admissible au programme d’aide pour les prestations salariales. Impossible de démontrer les revenus de l’année précédente, comme le veut l’un des critères.

«Cela nous mettrait sur le même pied d’égalité que tout le monde et ça nous aiderait grandement à passer au travers jusqu’en septembre; c’est pas plus que cela, c’est d’avoir la même aide que les autres», a dit le copropriétaire Martin Lachapelle.

Plusieurs entreprises passent à travers les mailles du filet en raison des critères d’admissibilité.

«Il y en a plus qu’on pense; le gouvernement devrait avoir une écoute active envers ces entreprises-là et d’essayer de cibler, de voir qu’est-ce qu’on peut faire avec ces exceptions-là», a souligné la directrice-générale de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston, Cathy Pelletier.

Étant donné leur situation, le retour à la phase orange est un soulagement.

«La situation s’améliore un petit peu depuis le confinement; on voit les motoneiges arriver; heureusement qu’il y a encore de la neige dans le Nord-Ouest», a ajout M. Lachapelle.

Malgré tout, les actionnaires demeurent confiants face à l’avenir de l’hôtel. Construit au coût de 14 millions de dollars, il procure du travail actuellement à six personnes.

«On sait qu’il y a une lumière au bout du tunnel; la fermeture n’est pas une option pour nous en tant qu’actionnaires, il y a eu trop d’investissements là-dedans en tant qu’actionnaires», a poursuivi le copropriétaire.

Le taux d’occupation en cette période de l’année dans les établissements d’hébergements varie entre 6 et 12 %.